Justice : Khaoua  condamné à 10 ans, 5 ans requis pour Ould Abbès

Le pôle pénal économique et financier spécialisé près le  tribunal de Sidi M’hamed a a condamné hier l’ancien ministre chargé des relations avec le Parlement, Tahar Khaoua, à une peine de 10 ans de prison ferme, une amende de 3 millions de dinars. Il l’a également condamné à verser 100 000 dinars au Trésor public au titre du dédommagement pour lepréjudice subi.   L’ancien ministre est poursuivi pour des chefs d’inculpations liés à la corruption, trafic d’influence pour l’obtention d’indus-privilèges, enrichissement illicite, blanchiment d’argent et chantage à la diffamation. Il est également été poursuivi pour fausses de déclarations et faux témoignage dans des faits qui se sont avérés inexacts, et ce en prenant en compte le code des procédures pénales, notamment les articles 223, 228, 371, 374 bis, 389 bis, 389, l’article 32, l’article 37 et l’article 42 de la loi sur la prévention et la lutte contre la corruption. La même instance de Justice aégalement prononcé une peine d’emprisonnement de 4 ans de prison assortie d’une amende d’un million de dinars contre le fils de l’ancien ministre, Zakaria Khaoua, en sus d’un dédommagement au profit du Trésor public à hauteur de 100.000 dinars et de la confiscation de tous ses biens et comptes bancaires. L’ancien wali de Batna, Mohamed Slimani, a, quant à lui, été condamné à 3 ans de prison,  une amende de 100.000 dinars et à la réparation du préjudice financier en versant une somme de 100.000 dinars au Trésor public. L’ancien directeur de l’Agence  du Crédit populaire d’Algérie de la wilaya de Batna, Abdelhak Abdelaziz, a, pour sa part, écopé d’une année de prison et une amende de 100 000 dinars. Le tribunal a prononcé l’acquittement au profit des autres accusés et la levée du contrôle judiciaire dont ils ont fait l’objet. Dans une autre affaire, citant l’ancien ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbès, le Procureur de la République près le Tribunal de Sidi M’hamed a requis une peine de 5 ans de prison ferme assortie d’une amende de 3 millions de dinars à l’encontre de ce dernier, en plus de la confiscation de ses biens immobiliers et des comptesbancaires. L’ancien ministre est accusé de détournement des fonds destinés aux victimes du terrorisme dans le cadre de l’aide de l’Emir du Koweït. Il s’agit, selon le document d’accusation d’une somme de 40 000 dollars qui ont disparu sans aucune trace, en plus des chefs d’inculpations liés à la corruption, détournement de fonds publics, dilapidation des deniers publics et abus de pouvoir. Depuis juillet 2019, l’ancien ministre de la Solidarité nationale purge une peine de huit ans pour des affaires liées à la corruption. Il devait être jugé le 22 juin dernier. Son procès a été reporté pour la journée du 6 juillet dernier et reporté à nouveau en raison de ses problèmes de santé. Il a, d’ailleurs, été hospitalisé  au niveau du pavillon réservé aux détenus de l’hôpital Mustapha-Pacha d’Alger.

Salim Abdenour

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