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Sahara Occidental : Sidi Mohamed Omar réaffirme l’attachement du peuple sahraoui à son droit à l’autodétermination

Le représentant du Front Polisario à l’ONU et coordinateur avec la Minurso, Sidi Mohamed Omar, a réaffirmé la position ferme du Front concernant l’opération de paix et l’attachement du peuple sahraoui à son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance. Lors d’une rencontre avec l’envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental, Staffan De Mistura, en marge d’une séance de consultations tenue, lundi, au Conseil de sécurité de l’ONU concernant le Sahara occidental, le responsable sahraoui a réaffirmé la position ferme du Front Polisario concernant l’opération de paix et les questions pertinentes à la lumière de l’arrêt de l’opération après la violation de l’accord de cessez-le-feu de 1991 par l’occupant marocain et la reprise de la lutte armée par le peuple sahraoui.Lors de la dernière visite de Staffan De Mistura aux camps de réfugiés sahraouis, le Front Polisario avait affirmé que la partie sahraouie s’accorde le droit recourir à tous les moyens légaux, y compris la lutte armée, pour défendre les droits du peuple sahraoui. Les Sahraouis se sont dit par ailleurs favorable à toute solution pacifique, à condition que celle-ci permette au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance conformément aux principes de la légalité internationale et aux résolutions pertinentes de l’ONU et de l’Union africaine (UA).Lors de la rencontre tenue lundi au siège du Secrétariat de l’ONU, plusieurs questions liées à l’opération de paix menée par les Nations unies au Sahara occidental ont été évoquées, et ce, à la lumière du briefing de l’envoyé onusien au Conseil de sécurité sur la mission onusienne. Le Conseil de sécurité des Nations unies avait tenu des consultations à huis clos sur la situation au Sahara occidental, suivies d’un briefing du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Alexander Ivanko et de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le territoire occupé, Staffan de Mistura.Lors de ces consultations qui s’inscrivent dans le cadre de la série de réunions du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental programmées pour le mois d’octobre, rappelle l’APS qui rapporte l’information, les membres du Conseil ont reçu un exposé sur le rapport annuel du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sur le Sahara occidental, rendu public début octobre. Les discussions de lundi interviennent à quelques jours de l’expiration du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental (MINURSO), prévue le 31 octobre.Dans son dernier rapport, Antonio Guterres a recommandé au Conseil de sécurité de proroger le mandat de la MINURSO d’une année supplémentaire, jusqu’au 31 octobre 2023. Pour le chef de l’ONU, la MINURSO « est témoin de la volonté de l’Organisation des Nations unies et de la communauté internationale de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable du conflit du Sahara occidental », conformément aux résolutions pertinentes, indique le rapport. A propos de la situation sur le terrain au Sahara occidental occupé, M. Guterres a souligné qu’elle reste « extrêmement préoccupante ». « La reprise des hostilités entre le Maroc et le Front Polisario entrave la recherche d’une solution politique à ce différend de longue date », a-t-il déploré.La quatrième Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, chargée des questions politiques spéciales et de décolonisation, a adopté vendredi une résolution réaffirmant le cadre juridique du conflit au Sahara occidental en tant que question de décolonisation. Elle a réaffirmé, en outre, « la responsabilité des Nations unies envers le peuple du Sahara occidental » et demandé notamment au Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne la mise en œuvre de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples colonisés de « continuer à examiner la situation au Sahara occidental en tant que territoire sujet à décolonisation ».

R.I.   

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