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Catastrophes naturelles : Un impact de 35 milliards de dinars/an sur le Trésor public

Les catastrophes naturelles engendrent d’importants coûts pour le Trésor public. Des coûts évalués à 35 milliards de dinars par an.

Le changement climatique induit une intensification des phénomènes météorologiques extrêmes et donc des risques de catastrophes naturelles. Au-delà des drames humains que ces catastrophes engendrent, celles-ci impliquent un coût économique certain. C’est dans ce contexte que le Délégué aux risques majeurs au ministère de l’Intérieur, Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Abdelhamid Afra,  a indiqué hier mardi que les catastrophes naturelles coûtent près de 35 milliards de dinars par an au Trésor public, ce qui nécessite une révision complète du cadre législatif relatif aux grands risques. Invité à s’exprimer sur les ondes de la Radio algérienne, le même responsable a expliqué que c’est dans ce cadre que s’inscrit « le nouveau projet de loi comprenant les règles de prévention, d’intervention et de réduction des dangers des catastrophes lequel permettra de passer d’une approche réactive et de gestion de crise à une approche prospective plus efficace et moins coûteuse ».

Il a ajouté que « la décision de mettre en place un nouveau projet de loi relatif à une révision complète du cadre législatif lié aux risques majeurs a été prise après une série de rencontres, de réunions, de discussions et de consultations en coordination avec toutes les parties prenantes, notamment des chercheurs universitaires, la société civile, le secteur privé et tous les secteurs ministériels concernés ».

Il a poursuivi en expliquant que « les travaux ont commencé en mars 2021 après l’organisation d’un forum national qui a réuni plus de 300 experts et a permis de formuler de nombreuses recommandations, notamment la révision de la loi 04-20 relative à la prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes dans le cadre du développement durable ».

Dans le même contexte, Afra a précisé qu' »un groupe de travail composé de différents experts a été mis en place, lequel a d’abord élaboré un projet préliminaire consistant à revoir les dispositions de la loi relative à la prévention des risques majeurs, mais il a finalement été décidé de préparer une nouvelle loi comprenant 35 nouvelles dispositions ».

Il a également souligné que « la nouvelle loi a été élaborée en consultation, en collaboration et avec la contribution de nombreux experts, en conformité avec le nouveau cadre Sendai, qui apporte une nouvelle approche et une nouvelle vision passant de la gestion des catastrophes à la gestion du risque de catastrophes dans le but de réduire et de limiter les dommages ». Pour rappel, le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, a récemment indiqué que les dépenses publiques destinées à faire face aux catastrophes en Algérie, notamment les inondations, les séismes et les feux de forêt ont dépassé une moyenne de 225 millions de dollars/ans durant les 15 dernières années. Le chef de l’Exécutif a également souligné que 70% de ce montant est destiné à la réparation des dégâts des inondations, même si les séismes sont les plus coûteux du point de vue économique.

Hocine Fadheli

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