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Soudan : Des affrontements éclatent malgré les appels à une trêve

Des affrontements ont éclaté lundi entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) dans la capitale Khartoum, malgré les appels à une trêve pendant le Ramadhan, rapportent des médias. L’armée soudanaise a annoncé mardi avoir déjoué « une tentative des FSR de briser un cordon de sécurité imposé par les forces soudanaises sur le périmètre de la station de radio et de télévision d’Omdurman, à l’ouest de la capitale Khartoum », et ce, malgré les appels régionaux et internationaux à cesser les hostilités pendant ce mois béni. Vendredi dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé à la cessation immédiate des hostilités au Soudan pendant le Ramadhan. Une résolution rédigée par le Royaume-Uni et publiée par l’organe onusien a également appelé toutes les parties au conflit à rechercher une solution durable aux combats par le dialogue. Les combats, qui font rage depuis le 15 avril 2023 entre l’armée et les Forces de soutien rapide (FSR), ont fait des milliers de morts et quelque 8 millions de déplacés. Plusieurs accords de cessez-le-feu négociés n’ont pas réussi à mettre fin à la violence.   

Notons que Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé hier que l’aide alimentaire destinée à des centaines de milliers de réfugiés soudanais au Tchad, dont certains sont au bord de la famine, sera suspendue le mois prochain sans financement supplémentaire. Depuis que le conflit a éclaté au Soudan il y a près d’un an, plus d’un demi-million de réfugiés soudanais ont fui vers le Tchad en traversant la longue frontière désertique et le pays est désormais l’un des principaux foyers de réfugiés d’Afrique, avec plus d’un million au total, selon l’ONU.Mais le PAM affirme « avoir du mal à les nourrir tous et beaucoup sautent déjà des repas. Près de la moitié des enfants réfugiés soudanais de moins de cinq ans souffrent d’anémie grave ». « Nous avons déjà réduit nos opérations (…), laissant les personnes au bord de la famine », a déclaré Pierre Honnorat, représentant du PAM au Tchad. « Nous avons besoin de donateurs pour éviter que la situation ne devienne une catastrophe totale », a-t-il plaidé.Une route d’approvisionnement du Tchad vers le Darfour au Soudan, où la faim s’aggrave, est également « menacée en raison du manque de financement », a indiqué le PAM. L’agence réclame de toute urgence 242 millions de dollars pour assurer un soutien continu au cours des six prochains mois.

R.I.

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