Investissements et contrats à l’export : Les bonnes affaires de l’IATF
Un investissement de 2,5 milliards USD et des millions de dollars de contrats à l’export ont été scellés pour la seule journée de lundi.La quatrième édition de la Foire commerciale intra-africaine bat son plein au Palais des expositions des Pins maritimes et transforme déjà Alger en véritable carrefour économique continental. Un évènement qui ouvre des opportunités importantes de déploiement pour les entreprises algériennes ont signé pour plus de 300 millions de dollars de contrats d’exportation avec leurs homologues africaines, tandis qu’un accord-cadre de 2,5 milliards de dollars d’investissements industriels vient couronner cette moisson exceptionnelle de partenariats économiques pour la seule journée de lundi.
« Dans le cadre du renforcement de la dynamique d’investissement en Algérie, particulièrement dans les secteurs de l’industrie et de l’énergie », l’Agence algérienne de promotion de l’investissement et le leader des industries électriques Elsewedy Electric ont paraphé « un accord-cadre comportant des intentions d’investissement en Algérie d’une valeur de 2,5 milliards de dollars », a annoncé l’AAPI dans un communiqué. Cette signature historique, effectuée par le directeur général de l’AAPI Omar Rekkache et le président-directeur général d’Elsewedy Electric Algérie Mustapha Awad El Halawani, témoigne de l’attractivité croissante de l’Algérie pour les grands groupes industriels internationaux.
« La valeur des intentions d’investissement incluses dans ce mémorandum est estimée à 2,5 milliards de dollars couvrant plusieurs secteurs, notamment les industries électriques et les énergies renouvelables », précise le communiqué officiel de l’AAPI. Cet engagement massif du géant égyptien de l’électricité illustre parfaitement les ambitions de l’Algérie en matière de diversification industrielle et de transition énergétique, deux axes stratégiques du développement économique national, mais aussi consolide la place de l’Algérie comme hub continental pour les grands groupes industriels qui entendent se déployer sur le marché africain. Cette signature intervient d’ailleurs après un premier succès d’Elsewedy Electric Algeria qui avait scellé samedi un partenariat quinquennal avec Sogelux pour l’exportation d’équipements électriques algériens vers le marché ivoirien, représentant une valeur globale de 100 millions d’euros. Cette coopération prévoit des exportations annuelles de 20 millions d’euros sur cinq ans, s’appuyant sur le succès d’un projet pilote de 4 millions d’euros déjà réalisé. Parallèlement, les entreprises algériennes ont multiplié les succès commerciaux lors de la journée de lundi. Madar Holding a décroché le contrat de 180 millions de dollars avec une entreprise libyenne pour l’exportation de sucre raffiné, positionnant l’Algérie comme un acteur majeur de l’industrie agroalimentaire continentale. Le groupe Souakri n’est pas en reste avec la signature d’un contrat de 51 millions de dollars avec un partenaire libyen pour l’approvisionnement en ciment pendant un an, par voies terrestre et maritime.
Le géant de l’électroménager Condor a également frappé fort en paraphant six accords d’une valeur globale de 80 millions de dollars annuels avec six entreprises de Côte d’Ivoire, du Sénégal, d’Égypte, de Libye, de Tunisie et de Mauritanie. Cette performance remarquable confirme la reconnaissance internationale de la marque algérienne et sa capacité à répondre aux exigences des marchés africains les plus exigeants.
Dans le secteur des équipements de transport, Algeria Ham Motors, fabricant des motocycles algériens SYM, a également tiré son épingle du jeu en signant « deux accords d’exportation importants avec des partenaires tunisiens et tchadiens d’une valeur de 1,2 million de dollars », ouvrant ainsi de nouveaux débouchés pour l’industrie mécanique nationale. Ces signatures se sont déroulées en marge d’un workshop thématique organisé par la Banque africaine d’import-export sous le thème « Autonomisation des entrepreneurs africains : accélérer le développement des infrastructures en Afrique ». Présidant l’ouverture de cette rencontre stratégique, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations Kamel Rezig a souligné que « l’IATF offre l’opportunité de renforcer la coopération économique continentale et de concrétiser les aspirations communes en faveur d’un développement prospère ». Insistant sur « l’importance capitale des infrastructures dans toute démarche de renaissance économique », le ministre a mis en exergue « le rôle majeur de secteurs comme la construction, les transports, l’énergie et les infrastructures de base pour soutenir l’investissement et le commerce ». Il a également valorisé « les efforts déployés par l’Algérie pour développer une base logistique robuste et conclure des partenariats public-privé au service de l’intégration africaine ». Kamel Rezig a particulièrement salué « les capacités des entreprises nationales dans le domaine de la construction, tant en termes de réalisation que de formation des compétences », affirmant que « l’Algérie est passée du statut d’importateur à celui de principal exportateur de matériaux de construction (ciment, céramique, produits sidérurgiques et plaques de plâtre) vers d’autres pays africains ».
Selon le ministre, « cet événement constitue une étape cruciale et un espace de dialogue pour ouvrir de nouvelles perspectives de coopération, concrétiser les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine et booster le processus d’intégration économique du continent ». Cette vision stratégique place l’Algérie au cœur des dynamiques économiques africaines émergentes, confirmant son rôle de hub continental pour les échanges commerciaux et industriels. Ces résultats exceptionnels témoignent de la maturité industrielle algérienne et de sa capacité à s’imposer comme un partenaire économique incontournable sur le continent africain, ouvrant la voie à une intégration économique renforcée et à de nouvelles opportunités de croissance partagée. Amar Malki

