Plateforme de recours pour l’allocation chômage : Les précisions de Saihi
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, a tenu à lever toute ambiguïté : les jeunes qui essuient un refus d’allocation chômage disposent d’un canal numérique pour contester cette décision, et la réponse leur parvient en temps réel. C’est ce qu’il a déclaré dimanche à Alger, en marge d’une rencontre avec la presse, rappelant l’existence d’un dispositif que beaucoup semblent ignorer.
Le ministre a été on ne peut plus explicite sur ce point : «il existe une plateforme numérique dédiée aux jeunes pour l’introduction de recours en cas de refus de l’allocation chômage, avec une réponse en temps réel». Une formulation qui écarte d’emblée le flou administratif dont souffrent souvent ce type de procédures. Saihi a tenu à souligner la «transparence totale» qui caractérise l’opération, une façon de répondre aux inquiétudes des demandeurs qui redoutent de voir leur dossier traité dans l’opacité des guichets. Ce recours rappelons-le peut être introduit via la plateforme « Minha » de l’Agence nationale pour l’emploi (Anem). Au-delà du recours à l’allocation chômage, le ministre a dressé un état des lieux plus large de la transformation numérique en cours dans son secteur. Il a évoqué les «mesures prises pour numériser la gestion des organismes sous tutelle à l’effet de moderniser les prestations, d’améliorer la qualité des services et de simplifier les procédures administratives au profit du citoyen» — une formulation administrative, certes, mais qui traduit une ambition concrète : dégager le citoyen du poids des démarches physiques.
Parmi les avancées citées, Saihi a mentionné le service de reconnaissance faciale déployé par la Caisse nationale de retraite (CNR), qui «permet aux retraités de fournir un certificat de vie via un Smartphone pour leur éviter les contraintes du déplacement». Pour des milliers de retraités, parfois âgés ou éloignés des centres de la Caisse, ce service représente une économie de temps et d’effort non négligeable. Le ministre a également rappelé le paiement électronique des cotisations de sécurité sociale mis à disposition des employeurs, un outil qui leur «permet de s’acquitter des cotisations avec célérité et d’éviter les déplacements vers les centres de la Caisse».
Le bilan avancé par Saihi donne la mesure du chemin parcouru : son secteur a atteint un «taux de numérisation de 97 % pour l’ensemble des documents qui étaient auparavant exigés du citoyen». Un chiffre qui, s’il est confirmé dans les faits, signifie que la quasi-totalité des pièces justificatives jadis réclamées en version papier ont basculé dans le circuit numérique. Le ministre a conclu en insistant sur le rôle de la transformation numérique dans «la concrétisation du développement économique et social escompté» — une ambition nationale que le secteur du travail entend incarner par des outils accessibles au plus grand nombre.
Lyna Larbi

