EN U23 : Annaba en juin, la Mauritanie en répétition générale
La Fédération algérienne de football (FAF) a annoncé mercredi que la sélection nationale des moins de 23 ans effectuera son quatrième stage de préparation du 1er au 10 juin à Annaba, avec au programme deux matchs amicaux face à la Mauritanie, les 5 et 9 juin au stade du 19 Mai 1956, coup d’envoi à 18h00. Des rendez-vous qui prennent une coloration de répétition générale : les éliminatoires de la CAN U23 sont programmés en septembre prochain. Le communiqué de la FAF est explicite sur les enjeux du déplacement à Annaba : ce regroupement s’inscrit « dans le cadre des préparatifs des Verts U23 pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations U23, dont les rencontres qualificatives sont prévues en septembre prochain ». En clair, Rafik Saifi et son staff disposent d’un peu plus de trois mois pour finaliser leur groupe et arrêter leurs options tactiques avant que les choses sérieuses ne commencent. Nommé en février dernier à l’issue d’une session du bureau fédéral tenue sous la présidence de Walid Sadi, Saifi s’est vu confier « la mission de bâtir un groupe compétitif en vue des Jeux olympiques d’été de 2028, programmés à Los Angeles ». L’ancien attaquant aux 64 sélections, détenteur de la licence CAF Pro, a aussitôt mis ses hommes au travail. Son premier stage, du 23 au 31 mars, avait réuni 25 joueurs pour deux matchs amicaux face à la RD Congo — deux victoires 1-0 —, marquant le retour en activité d’une sélection inactive depuis la double confrontation contre le Ghana en mars 2023, soldée par une élimination aux portes de la CAN U23.
Un deuxième regroupement avait suivi en avril, au Centre technique national de Sidi Moussa, avec cette fois uniquement des joueurs du championnat local, pour jauger le niveau de la production nationale et dégager une ossature compétitive. Un troisième stage, toujours à Sidi Moussa, avait réuni 26 joueurs locaux du 10 au 13 mai, poursuivant le travail de détection entamé depuis la prise de fonctions du sélectionneur. Le stage d’Annaba sera donc le quatrième en moins de trois mois — un rythme qui dit quelque chose sur l’urgence du chantier.
Car la tâche est lourde. La FIFA a réduit le nombre d’équipes participantes au tournoi olympique de 16 à 12, ce qui a entraîné une diminution du quota africain, désormais limité à deux places au lieu de trois et demie. Seule une qualification en finale de la CAN U23 permettra d’obtenir un billet direct pour les Jeux. La marge de manœuvre est donc mince, et le calendrier ne pardonne pas. Les deux premiers tours de qualification se dérouleront en septembre et novembre 2026. Autant dire que les confrontations face à la Mauritanie ne sont pas de simples galops d’entraînement : elles serviront à Saifi pour évaluer son groupe dans des conditions proches de la compétition et trancher les dernières questions en suspens avant l’heure de vérité. La dernière participation algérienne à un tournoi olympique de football remonte à Rio 2016. Dix ans de disette, une génération entière passée à côté. À Los Angeles, la sélection aura l’occasion de retrouver les Jeux douze ans après, elle qui avait été éliminée dès la phase de groupes dans une poule composée de l’Argentine, du Honduras et du Portugal. C’est cette ardoise-là que Saifi est chargé d’effacer. Annaba, en juin, n’est qu’une étape. Mais une étape que l’on ne saurait rater.
M.D.

