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Le WAT décroche six titres en trois ans : Le volley tlemcénien en état de grâce

Le WA Tlemcen a ajouté mardi soir un sixième trophée à son palmarès depuis 2023, en remportant la Supercoupe nationale masculine face à l’OMK El Milia sur le score de 3 sets à 1, à la salle omnisports de Tipaza. Un doublé championnat-Supercoupe qui clôt une saison 2026 presque parfaite pour les Zianides, désormais seuls maîtres du volley-ball algérien.

Trois ans. Six trophées. Le bilan est brutal dans sa simplicité. Depuis 2022, le WAT a transformé le paysage du volley-ball national avec une constance qui force le respect : Coupe d’Algérie 2023, championnat 2024, doublé championnat-coupe en 2025, et cette saison encore un titre de champion suivi de la Supercoupe. Peu de clubs algériens, toutes disciplines confondues, peuvent se prévaloir d’une telle densité de succès sur une période aussi courte. La finale de Tipaza a illustré ce que le WAT est devenu : une équipe qui ne panique pas. Face à l’OMK El Milia, formation solide et habituée des grandes occasions, les Tlemcéniens ont géré, attendu, puis accéléré quand il le fallait. Quatre sets ont suffi. Pas d’exploit, pas de miracle — juste l’expression d’un collectif qui connaît son métier. C’est précisément cela qui distingue le WAT du reste : dans les moments où d’autres clubs doutent, Tlemcen ferme les matches.

Revenu à la tête de l’équipe en milieu de saison, Malek Radji a rapidement remis la machine en ordre. Technicien expérimenté, figure connue du volley national, il a su stabiliser un groupe sous pression et le mener jusqu’au bout. Après la victoire en Supercoupe, il n’a pas masqué la nuance qui reste dans cette fin de saison réussie. « Notre élimination en demi-finale de la Coupe d’Algérie nous est restée en travers de la gorge. J’aurais aimé offrir le triplé. Mais cela n’enlève en rien au mérite des composantes de l’équipe dans ce doublé », a-t-il déclaré au terme de la finale. Un triplé manqué, donc, mais un doublé assumé — et six titres en trois ans pour enfoncer le clou.

Le club lui-même a tenu à contextualiser ce succès dans une logique de projet. Dans un message publié après la victoire, les dirigeants tlemcéniens ont affiché leur reconnaissance envers les soutiens institutionnels : « Toute notre confiance à nos autorités pour l’accompagnement qui garde la stabilité de notre club afin de continuer à instaurer la culture des titres et de la performance. » La formule est convenue, mais elle dit quelque chose de réel : derrière les résultats sportifs, il y a une structure qui tient. Un encadrement stable, des cadres expérimentés conservés d’une saison à l’autre, une direction qui n’a pas cédé aux turbulences qui ont emporté d’autres clubs. Car l’histoire récente du WAT n’a pas toujours été aussi glorieuse. Avant 2022, Tlemcen était une équipe qui végétait, loin des podiums, sans projet lisible. La conquête de la Coupe d’Algérie 2023 a tout changé : elle a redonné au club une identité, une confiance, un standard. Depuis, chaque saison a été l’occasion d’aller chercher davantage. Le championnat 2024 a ouvert la porte. Le doublé 2025 a installé la domination. La saison 2026 la confirme.

Ce que le WAT a réussi à bâtir en trois ans ressemble à ce que tout club sportif rêve de construire : une culture gagnante. Pas un coup de chance, pas une génération éphémère, mais un état d’esprit qui se transmet et se renouvelle. Dans un volley-ball algérien souvent dominé par des écuries à la trajectoire irrégulière, les Zianides ont choisi la régularité. Six trophées plus tard, le message est reçu cinq sur cinq.

M. Dahleb

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