Le G7 plaide pour la diversification des voies d’approvisionnement énergétique
Réunis à Évian, les dirigeants du G7 ont publié une déclaration commune saluant « l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran, obtenu sous la conduite ferme du président Donald Trump ». Selon eux, ce texte offre « une occasion historique d’empêcher que l’Iran acquière l’arme nucléaire et de répondre aux menaces liées à ses activités régionales et balistiques ».
Le groupe affirme soutenir « fermement un accord diplomatique de suivi solide et global » faisant suite au protocole signé par Washington, et martèle que l’Iran « ne se dotera jamais de l’arme nucléaire ». Les Sept réaffirment également que le droit de passage maritime « sans restrictions ni péages » constitue l’un des fondements du commerce international, et estiment que l’initiative multinationale menée par la France et le Royaume-Uni peut jouer un rôle pour sécuriser la reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz.
Sur le volet libanais, les dirigeants du G7 appellent à « un cessez-le-feu immédiat et ferme » au Liban, où les frappes israéliennes se poursuivaient encore mercredi malgré l’annonce de l’accord. Sur le plan énergétique, le G7 s’engage à « accélérer la diversification des voies d’approvisionnement énergétique », afin de réduire la vulnérabilité mondiale au détroit d’Ormuz et d’accroître les réserves stratégiques des pays membres.
Côté marché, le cours du baril de brent évoluait mercredi autour de 79 dollars, stable après être tombé mardi sous la barre des 80 dollars pour la première fois depuis mars. Le repli des prix, amorcé ces derniers jours, reflète l’anticipation d’une réouverture du détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième du pétrole mondial. L’Agence internationale de l’énergie a toutefois révisé à la baisse sa prévision de demande mondiale pour 2026, évoquant un recul de 1,1 million de barils par jour, et signalé que les stocks des pays de l’OCDE avaient atteint leur plus bas niveau depuis 1990.
R.I.

