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Conférence nationale sur le service public : L’administration algérienne se met au diapason du citoyen

La numérisation des services, la modernisation de l’état civil et l’interopérabilité entre administrations, tels sont les chantiers concrets qu’a mis en avant le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, mardi à Alger, en ouvrant la Conférence nationale sur le service public. Un discours de volonté, mais aussi de bilan, qui donnait le ton d’une journée placée sous le signe de la réforme administrative.

C’est à l’École nationale d’administration Moulay Ahmed-Medeghri que s’est tenue cette conférence, organisée par l’Instance du Médiateur de la République à l’occasion de la Journée des Nations Unies pour la fonction publique, sous le thème « L’équité, base du service public, la dignité du citoyen une priorité ». Outre Sayoud, on notait la présence du Médiateur de la République Mohamed Hattab, du ministre-wali d’Alger Mohamed Abdenour Rabehi, d’un représentant du ministère des Affaires étrangères, et de la représentante résidente du PNUD en Algérie, Natasha Van Rijn.

Le ministre a rappelé que la modernisation de l’administration est « l’un des axes majeurs des réformes nationales » portées par le président Tebboune, axées sur « la simplification des procédures administratives, la généralisation de la numérisation, l’amélioration des conditions d’accueil et d’orientation et le renforcement des mécanismes de prise en charge des préoccupations des citoyens ». Des chantiers qui avancent, a-t-il précisé, à travers la numérisation des actes d’état civil, le développement de plateformes en ligne et l’interopérabilité entre structures publiques, autant de leviers qui permettent un « traitement plus rapide des dossiers et une meilleure performance publique ».

Sayoud a insisté sur le rôle pivot des collectivités locales dans ce dispositif, soulignant qu’elles « demeurent au cœur de cette approche, en tant que maillon le plus proche du citoyen ». Il a réaffirmé l’engagement de son ministère à « ancrer les valeurs d’équité, de transparence et de dignité » pour garantir un service public « répondant aux aspirations du citoyen ».

Le Médiateur de la République a abondé dans le même sens, estimant que « tout service public efficace et moderne repose sur la justice et l’équité ». Il a salué le chemin parcouru en matière de simplification et de numérisation, avant d’insister sur les instructions du chef de l’État : « Faire en sorte que le citoyen ressente un véritable changement, où qu’il se trouve, et entretienne une relation harmonieuse avec l’administration à travers tout le territoire national. » Quant au rôle de son institution, Hattab a rappelé qu’elle assure « l’écoute des préoccupations des citoyens, la réception de leurs requêtes, le traitement de leurs doléances » et l’accompagnement des administrations dans l’amélioration de leurs performances.

La représentante du PNUD a, pour sa part, salué la dynamique engagée par l’Algérie, soulignant que le recours à la numérisation et à l’intelligence artificielle a contribué à « renforcer la confiance entre l’administration et le citoyen ».

La conférence a également été marquée par des actes concrets à l’image de la signature d’une convention de partenariat entre la Médiation de la République et le PNUD pour le développement des capacités en matière d’équité et de qualité du service public, et lancement de la première promotion d’un Master spécialisé en « Politiques publiques et management stratégique du service public », formation destinée aux cadres des administrations, conçue en coopération avec le secteur de l’enseignement supérieur.

Massinissa Raïs

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