Climat des affaires : Le satisfecit du patronat
Le président de la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC), Souhil Guessoum, a salué le climat des affaires et de l’investissement en Algérie qui connaît une amélioration continue depuis plusieurs années. Invité mardi de la Chaîne 1 de la Radio algérienne, il a estimé que la supervision personnelle par le président de la République de l’ouverture de la 57e édition de la FIA porte « des messages économiques et politiques forts », le dossier économique constituant selon lui « une priorité absolue pour les autorités supérieures du pays ».
Il a indiqué que cette démarche constitue un signal de réassurance pour les investisseurs locaux et étrangers, l’État poursuivant le soutien aux investissements productifs à travers les réformes juridiques et réglementaires adoptées ces dernières années, en premier lieu la nouvelle loi sur l’investissement. M. Guessoum a souligné que la Foire, organisée cette année sous le slogan « la confiance et la stabilité au service d’une croissance durable », constitue la plus grande plateforme de promotion de l’image de l’Algérie comme destination sûre et stable pour l’investissement, et une occasion de mettre en avant l’amélioration enregistrée dans le climat des affaires et d’encourager de nouveaux partenariats. Il a ajouté que la Foire offre un espace pour mettre en valeur l’évolution de la production nationale, du tissu économique et de l’industrie algérienne, à l’image des efforts de l’État visant à diversifier l’économie et à réduire la dépendance aux hydrocarbures, la participation de 36 pays venus de différents continents traduisant selon lui la volonté de l’Algérie d’élargir sa coopération économique et de diversifier ses partenariats régionaux et internationaux.
Le président de la CAPC a par ailleurs relevé une hausse du nombre de projets d’investissement annoncés ces dernières années, notamment depuis l’adoption de la loi sur l’investissement de 2022 et la création de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement. Il a précisé que plusieurs secteurs ont connu une croissance notable, dont les industries agroalimentaires, les matériaux de construction, l’industrie pharmaceutique et certaines industries mécaniques, relevant que de nombreux produits algériens sont aujourd’hui davantage présents sur les marchés africains, arabes et même asiatiques par rapport aux années précédentes.
Tout en reconnaissant ces progrès, l’intervenant a admis la persistance de certaines difficultés liées à la lenteur des procédures administratives et bureaucratiques, appelant à accélérer la numérisation des démarches liées à la création d’entreprises et à réduire les délais d’obtention du registre de commerce. Il a également insisté sur l’importance du contrôle de l’activité économique, tout en veillant à ce que certaines procédures réglementaires ne se transforment pas en obstacles pour les exportateurs et les opérateurs économiques. Il a en outre révélé que la Confédération mène des contacts avec des investisseurs étrangers afin de leur exposer la réalité des réformes économiques en cours et de corriger certaines idées erronées concernant le transfert des bénéfices et des recettes vers l’étranger, qui avaient suscité des hésitations chez certains d’entre eux. Ces échanges se poursuivent, selon lui, avec des investisseurs étrangers et des hommes d’affaires algériens établis hors du pays, dans le but de les encourager à investir en Algérie et à établir de nouveaux partenariats industriels selon le principe du gagnant-gagnant.
C.H.

