Souk-Ahras : La reconquête du foncier agricole au cœur de la stratégie de développement
Les autorités locales accélèrent la remise en exploitation des terres inexploitées pour faire du foncier agricole un levier central de croissance économique et de sécurité alimentaire.
À Souk-Ahras, la question du foncier agricole s’impose désormais comme un enjeu stratégique majeur du développement local. Dans une wilaya à forte vocation agricole, les pouvoirs publics intensifient les opérations de recensement, de réhabilitation et de réaffectation des terres inexploitées afin de relancer la production et optimiser l’utilisation de chaque hectare disponible. Dans ce cadre, le wali de Souk-Ahras, Abdelkrim Zinaï a, lors d’une sortie de terrain consacrée à l’examen des exploitations agricoles collectives proposées à la redistribution via la plateforme numérique de l’Office national des terres agricoles (ONTA). Cette visite, conduite en présence de responsables locaux et de cadres du secteur agricole, a permis d’évaluer l’état réel d’exploitation de plusieurs périmètres et d’identifier les superficies susceptibles d’être réattribuées à de nouveaux investisseurs et porteurs de projets. Sur place, les autorités ont insisté sur une approche plus rigoureuse de la gestion du foncier, considérée comme un facteur déterminant de la performance agricole. Le principe est clair : aucun hectare ne doit rester sous-exploité ou improductif, dans un contexte où la pression sur la production agricole nationale ne cesse de croître. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large d’assainissement du dossier du foncier agricole, engagée depuis plusieurs mois à l’échelle de la wilaya. Des réunions de coordination régulières sont organisées afin de lever les blocages administratifs, clarifier les situations juridiques en suspens et assainir les listes des bénéficiaires des terres agricoles. Dans la continuité de ces efforts, des rencontres ont également été tenues récemment entre les autorités locales et des représentants du ministère de l’Agriculture. Ces échanges ont porté sur les mécanismes de régularisation du foncier, la sécurisation juridique des exploitants et l’amélioration de la gouvernance des terres agricoles, considérées comme un patrimoine économique stratégique. L’un des axes majeurs de cette réforme repose sur la numérisation des procédures via la plateforme de l’ONTA. Ce dispositif vise à moderniser la gestion du foncier agricole, à réduire les délais de traitement des dossiers et à garantir davantage de transparence et d’équité dans l’attribution des exploitations. Il permet également de mieux orienter les terres vers des projets réellement productifs. Pour les pouvoirs locaux, la valorisation du foncier constitue un véritable levier de développement économique. En favorisant l’accès aux terres pour les investisseurs sérieux et les jeunes agriculteurs, la wilaya entend stimuler la création de richesse, renforcer la production locale et générer de nouveaux emplois dans les zones rurales. Il faut souligner que la maîtrise du foncier agricole est aujourd’hui la condition première de toute politique de développement durable dans les régions à vocation agricole. Sans une gestion efficace de la terre, aucune stratégie de production ne peut être pleinement réussie. Il faut également noter que la mise en valeur systématique des terres inexploitées permettrait de transformer des espaces dormants en véritables pôles de production et d’innovation agricole. Dans la même logique, et au registre de l’aménagement du territoire, il faut aussi souligner que la réforme du foncier agricole ne se limite pas à une opération administrative, mais constitue un choix structurel qui influence directement la sécurité alimentaire et l’équilibre socio-économique des territoires. C’est pour dire qu’à travers cette nouvelle sortie sur le terrain, les autorités de Souk-Ahras réaffirment leur volonté de faire du foncier agricole un moteur essentiel du développement local. L’objectif affiché est de transformer chaque hectare en ressource productive, capable de contribuer à la relance agricole, à la création d’emplois et à la consolidation de la sécurité alimentaire nationale.
Zakia Merabet

