Mondial-2026 : L’Espagne enterre Ronaldo, la Belgique achève le rêve américain
L’Espagne s’est qualifiée lundi pour les quarts de finale du Mondial-2026 en battant le Portugal (1-0) grâce à un but tardif de l’entrant Mikel Merino, précipitant ce qui pourrait être la dernière apparition de Cristiano Ronaldo en Coupe du monde, tandis que la Belgique a sorti les États-Unis (4-1) à Seattle, éliminant le dernier pays organisateur encore en lice. Sous le toit fermé du stade d’Arlington, le Portugal de Cristiano Ronaldo, fêtant ses 41 ans ce jour-là, n’a jamais réussi à faire basculer une rencontre longtemps verrouillée. C’est finalement Ferran Torres, servant Mikel Merino dans le temps additionnel, qui a délivré une Roja restée longtemps stérile. Interrogé après la rencontre, le quintuple Ballon d’or a laissé entendre qu’il s’agissait probablement de sa dernière Coupe du monde, tout en assurant qu’il prendrait le temps de la réflexion avant toute décision définitive. Jamais sacré sur la scène mondiale malgré 233 sélections, l’attaquant portugais quitte la compétition sur une prestation discrète, éclipsé par l’activité débordante de Nuno Mendes, blessé avant l’heure de jeu. Le capitaine espagnol Rodri a salué la capacité de son équipe à faire la différence dans la difficulté grâce à la profondeur de son banc.
À Seattle, la soirée des États-Unis a viré au cauchemar face à des Diables Rouges rapidement mis en confiance. Charles De Ketelaere a ouvert le score dès la 9e minute avant que les Américains, portés par un but de Tillman, ne recollent brièvement. Mais De Ketelaere a redonné l’avantage à la Belgique juste avant la pause, avant que Vanaken puis Romelu Lukaku n’enfoncent le clou en fin de match. Le sélectionneur Mauricio Pochettino avait tenté de relancer son équipe en seconde période, sans parvenir à inverser la tendance. La rencontre avait été précédée d’une vive polémique autour du carton rouge infligé à l’attaquant Folarin Balogun, dont la suspension avait finalement été levée par la Fifa après l’intervention de l’administration américaine, sans que cela ne change le cours du match.
Avec cette double issue, le tableau des quarts de finale se dessine. L’Espagne, championne d’Europe en titre, affrontera désormais une Belgique portée par sa dynamique retrouvée, dans ce qui s’annonce comme l’un des chocs les plus attendus de cette phase à élimination directe du Mondial américain.
R.S.

