Conférence sur El Qods et sanctions belges contre l’entité sioniste : La mobilisation internationale pour la Palestine ne faiblit pas
L’Organisation de la coopération islamique (OCI) et le Comité des Nations unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien ont tenu, samedi au Caire, une Conférence internationale sur El Qods occupée, placée sous le slogan « El Qods : la ligne de front pour le déplacement et l’annexion, et la clé pour parvenir à une paix juste et durable ». Dans son allocution, le ministre palestinien des Affaires d’El Qods, Ashraf Al-Awar, a rappelé que la rencontre se tenait « à la lumière des circonstances délicates que traverse la ville sainte », insistant sur le fait qu’« El Qods n’est pas seulement un dossier politique, mais plutôt une question d’identité, d’existence et le cœur de la cause palestinienne ». Il a appelé à « des recommandations pratiques qui renforcent la protection internationale pour les résidents d’El Qods et leurs valeurs sacrées », réaffirmant qu’« El Qods-Est est la capitale de l’État de Palestine » et qu’aucune solution juste et durable n’est envisageable sans « mettre fin à l’occupation » et sans garantir le droit du peuple palestinien à se défendre, sur la base des résolutions de la légitimité internationale et de la solution à deux États sur les frontières du 4 juin 1967. Le sous-secrétaire général de l’OCI aux affaires de la Palestine et d’El Qods, Dawas Dawas, a de son côté dénoncé les politiques de l’entité sioniste, dont la judaïsation de la ville, la démolition d’habitations et la saisie de biens palestiniens, appelant à soutenir les institutions palestiniennes ainsi que l’UNRWA. L’ambassadeur Faed Mustafa, sous-secrétaire général de la Ligue arabe, a quant à lui estimé que l’expansion des colonies, les déplacements forcés et les attaques contre les lieux saints traduisaient « une politique systématique visant à changer le visage de la ville ». Les travaux, présidés par l’ambassadeur sénégalais Koli Seck, ont réuni diplomates, chefs religieux et représentants d’organisations internationales.
Sur le plan économique, la Belgique a décidé d’interdire l’importation de produits provenant des territoires palestiniens occupés par des colons sionistes, après l’annonce par l’entité sioniste d’un projet de construction de 1 000 nouveaux logements de colonisation en Cisjordanie occupée, sur des terres palestiniennes. Cette mesure, évoquée une première fois l’été dernier par des membres du gouvernement belge en réaction au génocide commis à Ghaza, doit encore voir ses modalités précisées. A Ghaza, le bilan de l’agression sioniste s’est encore alourdi, avec 73 269 martyrs et 173 811 blessés recensés depuis le 7 octobre 2023, en majorité des femmes et des enfants, selon les autorités sanitaires palestiniennes. Dix-neuf corps et soixante blessés ont été transférés vers les hôpitaux de la bande de Ghaza au cours des dernières 48 heures, de nombreuses victimes demeurant encore sous les décombres. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 1 144 Palestiniens ont été tués et 3 703 autres blessés, tandis que 802 corps ont pu être récupérés.
L.S.

