Le groupe Saïdal multiplie les partenariats avec les universités : Une stratégie orientée vers la recherche
Le groupe public Saidal poursuit méthodiquement l’élargissement de son réseau de coopération avec le monde universitaire national. Dimanche, à Alger, une nouvelle convention-cadre de partenariat et de coopération dans le domaine de la recherche scientifique et du développement technologique a été signée avec l’Université des sciences et de la technologie Houari Boumediene (USTHB) de Bab Ezzouar, en présence de vice-recteurs, de doyens de facultés et de cadres du groupe. Le communiqué diffusé à cette occasion précise que l’accord « vise à asseoir un cadre structuré de coopération entre les deux parties dans les domaines de la recherche scientifique, du développement technologique et de l’innovation, à travers le développement de projets de recherche communs, l’échange d’expertises et de compétences, ainsi que l’accompagnement des étudiants et des chercheurs ». Il prévoit également « l’organisation d’activités scientifiques et techniques d’intérêt commun », dans l’optique de renforcer le lien entre l’université et l’entreprise économique, et d’ouvrir aux étudiants la voie des stages de fin d’études au sein du groupe.
Le recteur de l’USTHB, M. Djamel Eddine Akretche, a insisté sur l’ambition de son établissement de s’ériger en « locomotive de la croissance économique nationale », rappelant que la signature s’inscrit dans « une coopération continue entre les deux parties, couronnée par plusieurs accords précédents », l’université disposant de pôles d’excellence reconnus en génie pharmaceutique, biologie et chimie pharmaceutique. Cette coopération a déjà permis, selon lui, « un échange permanent et continu en matière de stage pour les étudiants, de recrutement des diplômés, de recherches conjointes et de cycles de formation au profit des cadres du groupe ».
De son côté, la directrice du Centre de recherche, de développement et d’innovation (CRDI) de Saidal, Mme Sihem Aouabdi, a affirmé que la convention entend « jeter les bases de la coopération entre l’Université algérienne et l’entreprise économique », le groupe ambitionnant de « réaliser des projets de recherche communs, d’accompagner les étudiants et les chercheurs et d’organiser des séminaires scientifiques d’intérêt commun ».
Ce nouvel accord avec l’USTHB ne constitue pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une séquence particulièrement dense de rapprochements universitaires engagés par Saidal ces dernières semaines. Les 6 et 7 juillet, le groupe avait déjà paraphé deux conventions-cadres distinctes, l’une avec l’Université de Tipasa, l’autre avec l’Ecole nationale supérieure vétérinaire (ENSV), signées par le directeur général du groupe, le professeur Mourad Belkhelfa, aux côtés du recteur de l’Université de Tipasa, le professeur Mohamed Hadidi, et de la directrice de l’ENSV, Mme Sonia Bessalem. Ces textes visent déjà à concrétiser des projets de recherche communs, à favoriser l’échange d’expertises entre chercheurs et praticiens industriels, et à encadrer la formation des étudiants et jeunes chercheurs, avec un accent porté sur l’industrie pharmaceutique et la médecine vétérinaire. Plusieurs observateurs y avaient vu la volonté du groupe d’élargir son réseau académique au-delà des seules facultés de pharmacie. Quelques jours plus tôt encore, fin juin, Saidal figurait également parmi les partenaires ayant conclu des accords-cadres à Sidi Bel-Abbès, aux côtés de l’Université Djillali Liabès, dans le cadre d’un colloque consacré à l’ouverture de l’université sur les partenaires industriels.
Des enjeux économiques et sanitaires structurants
Cette multiplication des conventions traduit un enjeu qui dépasse le simple symbole protocolaire. Il s’agit de consolider la chaîne de valorisation entre recherche fondamentale et production industrielle, dans un secteur pharmaceutique où l’Algérie affiche des ambitions déclarées d’autosuffisance et, à terme, d’exportation. Le rapprochement avec les universités permet à Saidal de sécuriser un vivier de compétences qualifiées, de réduire sa dépendance à l’expertise étrangère en matière de développement galénique et de recherche clinique, et de raccourcir les délais entre innovation académique et mise sur le marché.
Amar Malki

