Économie

AGO du Groupe de construction ferroviaire : Djellaoui appelle à la rigueur

Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a présidé mardi à Alger les travaux de l’Assemblée générale ordinaire du Groupe de construction ferroviaire (GCF), réunissant au siège du ministère les représentants des ministères de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, des Finances et de l’Industrie, ainsi que les commissaires aux comptes.

Cette rencontre a été l’occasion d’examiner et d’approuver les comptes sociaux du Groupe pour l’exercice 2025, de présenter le bilan d’activités et les résultats obtenus, et d’évaluer les indicateurs de performance financière et technique du GCF. À cette occasion, le ministre a insisté sur « la nécessité de poursuivre l’amélioration des performances et de renforcer l’efficacité de la gestion, de manière à permettre au Groupe d’assumer pleinement ses missions dans la réalisation et le développement du réseau ferroviaire, le contrôle technique, les études et l’accompagnement de la concrétisation des projets d’infrastructures selon les normes les plus élevées de qualité et d’efficacité, en adéquation avec les objectifs stratégiques du secteur ».

Cet appel à la rigueur est important dans la mesure où le GCF constitue aujourd’hui l’un des piliers du dispositif national chargé de porter les plus grands projets ferroviaires du pays. Regroupant quatre entreprises publiques, à savoir la Société nationale des infrastructures ferroviaires (Infrarail), l’Entreprise de réalisation des infrastructures ferroviaires (Infrafer), la Société d’études techniques et de l’ingénierie du rail (Setirail) et la Société d’ingénierie et d’électrification ferroviaire (Rail Elect) , il combine capacités d’ingénierie et de réalisation sur le terrain, une complémentarité devenue indispensable au vu du rythme imposé par les autorités sur plusieurs chantiers stratégiques.

Parmi les grands chantiers portés par les pouvoirs publics figure la ligne minière de l’Est, longue de 422 km et reliant Annaba à Bled El Hadba via Bouchegouf, Souk Ahras, Tébessa et Djebel Onk, fait l’objet d’une pression soutenue du ministère pour tenir les délais, avec des ouvrages d’art et des tronçons en cours de finalisation, notamment autour de Guelma et Souk Ahras. À l’Ouest, la ligne minière Béchar-Tindouf-Gara Djebilet, longue de 950 km, a déjà été livrée début 2026, un raccordement à la zone de Toumiat étant désormais suivi de près. Quant au mégaprojet Alger-Tamanrasset, qui doit à terme dépasser les 2 000 km, son lancement effectif est fixé à septembre 2026, découpé en plusieurs fronts de travaux (Ouargla-In Salah, In Salah-Tamanrasset), tandis que des tronçons comme Boughezoul-Laghouat sont déjà en service et que d’autres, comme Ksar El Boukhari-Boughezoul, avancent activement. C’est dans ce contexte que le renforcement de la gouvernance et des performances du GCF, réclamé par le ministre, prend tout son sens. Le Groupe est appelé à accompagner, sur les plans technique et financier, l’ensemble de ces chantiers qui redessinent la carte ferroviaire algérienne.

Samir Benisid

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