Agression génocidaire sioniste contre Ghaza : 12 Palestiniens tués en 24 heures
L’agression génocidaire sioniste menée contre la bande de Ghaza a fait 73.305 martyrs et 173.918 blessés depuis le 7 octobre 2023, en majorité des femmes et des enfants, selon un nouveau bilan communiqué mercredi par les autorités sanitaires palestiniennes, alors que le gouvernorat d’El-Qods occupée tire la sonnette d’alarme sur des projets d’intrusions massives de colons extrémistes dans l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, prévues jeudi.
Selon les données transmises par le ministère de la Santé à Ghaza, les corps de 12 martyrs ainsi que 12 blessés ont été transférés vers les hôpitaux de l’enclave palestinienne au cours des dernières 24 heures, ce bilan quotidien intégrant onze personnes récemment tuées et une autre décédée des suites de ses blessures. La même source précise que de nombreuses victimes demeurent encore sous les décombres ou gisent sur les routes, les équipes d’ambulanciers et de la Défense civile restant, comme depuis le début de l’agression, dans l’incapacité de leur porter secours en raison de la poursuite des attaques de l’armée d’occupation.
Ce constat illustre la persistance des crimes commis par l’entité sioniste en dépit du cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025. Depuis cette date censée mettre fin aux hostilités, 1.180 Palestiniens sont tombés en martyrs et 3.810 autres ont été blessés, tandis que les corps de 802 martyrs ont pu être récupérés, selon les autorités sanitaires palestiniennes. Ces chiffres confirment que les forces d’occupation continuent de violer quotidiennement la trêve, laissant la bande de Ghaza exsangue, ses infrastructures en ruines, et ses 2,4 millions d’habitants plongés dans des conditions humanitaires catastrophiques.
Parallèlement à cette agression meurtrière, le gouvernorat d’El-Qods a mis en garde, dans un communiqué publié mardi soir, contre les plans de colons extrémistes sionistes visant à organiser, jeudi, la plus grande intrusion collective jamais enregistrée dans l’esplanade de la mosquée bénie Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’Islam. Les autorités de la ville sainte affirment que « ce qui se passe ne relève plus d’activités isolées de groupes extrémistes, mais s’inscrit désormais dans une politique sioniste officielle visant à imposer de nouveaux faits à l’intérieur de la mosquée Al-Aqsa et à saper le statu quo historique et juridique en vigueur, en préparation à la consécration d’un projet de division temporelle et spatiale ».
Le gouvernorat d’El-Qods souligne que les données de terrain et politiques observées ces derniers jours révèlent l’existence d’un vaste plan de mobilisation visant à battre un nouveau record du nombre d’intrus, en dépassant le chiffre de l’an dernier, soit 4.000 intrusions enregistrées en une seule journée, avec un objectif déclaré d’atteindre le seuil de 5.000 intrus. Les organisations sionistes œuvrent progressivement vers cet objectif depuis 2021, précise le communiqué, qui relève une escalade continue : environ 2.200 colons ayant fait irruption dans l’enceinte sacrée en 2022 et en 2023, 3.000 en 2024, puis 4.000 en 2025 — une trajectoire qui « reflète clairement un plan d’escalade graduelle visant à consacrer cet événement comme la principale saison annuelle d’intrusions dans la mosquée Al-Aqsa ».
Ces développements convergents s’inscrivent dans une même logique d’occupation et de colonisation visant à effacer la présence palestinienne, tant à travers l’extermination physique dans l’enclave assiégée qu’à travers la judaïsation rampante des lieux saints à El-Qods occupée. La communauté internationale, régulièrement interpellée par les instances onusiennes et les organisations de défense des droits humains, demeure jusqu’ici sans réponse ferme face à la poursuite de ces violations flagrantes du droit international humanitaire.
L.S.

