Algérie-Djibouti : Vers un accord de coopération culturelle bilatérale
Consolider les liens culturels unissant Alger et Djibouti à travers un cadre juridique formel, c’est l’objectif affiché à l’issue de la rencontre tenue samedi entre la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, et son homologue djiboutienne, la ministre de la Jeunesse et de la Culture Fardoussa Moussa Egueh, reçue à Alger. Les deux responsables ont examiné les voies et moyens de renforcer la coopération culturelle entre les deux pays, notamment à travers l’élaboration d’un projet d’accord bilatéral, selon un communiqué du ministère de la Culture et des Arts. Réunies au siège du ministère, les deux parties se sont accordées sur l’importance d’entamer l’élaboration d’un projet d’accord de coopération entre les deux départements ministériels, de nature à « consacrer un cadre juridique à la coopération et de permettre la concrétisation de programmes communs dans divers domaines culturels et artistiques », précise le communiqué.
L’entretien a également été l’occasion d’un échange de vues sur les mécanismes susceptibles de dynamiser la coopération culturelle et artistique entre les deux nations. Les deux ministres ont réitéré, à cette occasion, leur volonté commune de consolider et de développer les relations bilatérales, au mieux des intérêts partagés, « afin de consacrer les liens fraternels profonds unissant l’Algérie et Djibouti », selon la même source. Plusieurs domaines prioritaires de coopération ont été passés en revue, à l’image du théâtre et du cinéma, ainsi que de la formation dans diverses spécialités culturelles et artistiques. Dans ce cadre, il a été question d’offrir aux étudiants djiboutiens la possibilité de bénéficier des programmes de formation dispensés par les établissements relevant du ministère algérien de tutelle, indique le communiqué.
La valorisation du patrimoine culturel a occupé une place de choix dans les discussions, les deux parties ayant évoqué l’accompagnement de l’Algérie au profit de Djibouti dans ce domaine, en particulier s’agissant de l’art rupestre, en tirant profit de l’expertise algérienne reconnue en matière de protection et de mise en valeur de ce patrimoine. Au terme de cette rencontre, les deux ministres ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et la concertation entre leurs deux départements, à travers la désignation d’un point focal commun. Une démarche destinée, selon le communiqué, à « hisser la coopération culturelle au niveau des relations fraternelles privilégiées unissant les deux pays au service du développement culturel commun ».
R.C.

