Médecine nucléaire : Discussions avec l’Argentine pour la production de radio-isotopes en Algérie
Le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal, a reçu, dimanche, une délégation de la société argentine INVAP, spécialisée dans les technologies avancées de l’énergie nucléaire à usage médical, conduite par son directeur général, Dario Guissi, selon un communiqué du ministère. Cette rencontre, tenue au siège du ministère en présence de hauts cadres du secteur, marque une nouvelle étape dans un partenariat vieux de quatre décennies entre l’Algérie et l’Argentine. D’emblée, le ministre a tenu à replacer cette visite dans la durée. Il a mis en avant « les bonnes relations » unissant les deux pays dans les domaines de l’énergie et des énergies renouvelables, insistant en particulier sur « le partenariat réussi » établi depuis 40 ans entre le Commissariat à l’énergie atomique (COMENA) et la société argentine. Un partenariat qui, selon le communiqué, « a permis le lancement de plusieurs projets d’infrastructures dans le domaine de l’énergie nucléaire destinée à usage médical ».
Au cœur des échanges figure un projet concret et déjà engagé, celui de la réalisation, à Draria, dans la wilaya d’Alger, d’une unité de production de radio-isotopes. Ces substances radioactives, rappelle le communiqué, sont utilisées « comme traceurs en imagerie médicale ou comme substances employées en radiothérapie pour cibler et détruire les cellules cancéreuses ». Un outil médical stratégique, dont dépend notamment le diagnostic et le traitement de certains cancers.
C’est précisément sur ce dossier que le ministre a voulu imprimer un rythme plus soutenu. Il a souligné « l’importance d’élargir la coopération entre les deux pays, à travers le COMENA et la société INVAP, afin de tirer parti de l’expertise argentine dans le développement de la production de radio-isotopes, en vue de leur fabrication locale en Algérie à l’avenir ». L’objectif affiché dépasse donc le seul achat de technologie: il s’agit à terme de doter le pays d’une capacité de production nationale, réduisant sa dépendance aux importations dans un secteur médical sensible. Sur le plan opérationnel, Mourad Adjal a par ailleurs insisté « sur la nécessité d’accélérer le rythme des travaux de réalisation de l’unité de Draria et de respecter les délais de réalisation, tout en assurant un suivi périodique du projet », signe d’une volonté de lever d’éventuels retards sur un chantier jugé prioritaire.
Du côté argentin, le ton était tout aussi positif. Le directeur général d’INVAP « s’est félicité du succès de la coopération entre l’Algérie et l’Argentine dans le domaine de l’usage médical de l’énergie nucléaire », saluant, selon le communiqué, « les propositions formulées par le ministre et les perspectives de coopération future, notamment en ce qui concerne la production de radio-isotopes ».
R.N.

