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L’Algérie décroche sa première qualification en Coupe du monde féminine : Les Vertes entrent dans la légende !

C’est un samedi que le football féminin algérien n’est pas près d’oublier. En s’imposant 2 à 1 face à la Côte d’Ivoire au terme d’un scénario renversant, la sélection nationale a non seulement rejoint pour la première fois de son histoire le dernier carré de la Coupe d’Afrique des nations, mais elle a surtout composté, dans la foulée, son billet pour la Coupe du monde 2027 au Brésil. Une double consécration qui restera gravée comme l’un des exploits fondateurs du football féminin national.

Tout avait pourtant mal commencé pour les protégées de Farid Benstiti. Menées dès la demi-heure de jeu par une Côte d’Ivoire séduisante et entreprenante, auteure de huit buts durant la phase de groupes, les Algériennes ont dû encaisser un coup dur supplémentaire avec la sortie sur blessure de leur attaquante, contrainte de céder sa place très tôt dans la partie. De quoi faire craindre le pire face à des Ivoiriennes portées par leur public et animées d’un très bel allant offensif.

Mais c’était sans compter sur le caractère de cette génération de Vertes, qui a fait de la résilience sa marque de fabrique depuis le début du tournoi africain. Aidées par l’expulsion d’une joueuse ivoirienne juste avant la pause, les Algériennes sont revenues des vestiaires métamorphosées. Il n’a fallu que treize minutes à Inès Khiri pour recoller au score d’un tir lobé plein de sang-froid, réveillant instantanément les espoirs de tout un pays. La Côte d’Ivoire a bien tenté de reprendre l’avantage sur penalty, mais le poteau algérien en a décidé autrement, repoussant la tentative de justesse. Deux minutes plus tard à peine, Amira Ould Braham a fait exploser de joie le banc et les tribunes en concluant d’une frappe lointaine un mouvement collectif parfaitement mené, offrant à l’Algérie un avantage qu’elle ne lâchera plus.

En infériorité numérique, les Ivoiriennes ont poussé jusqu’au bout, multipliant les assauts dans l’espoir d’arracher l’égalisation. Mais la défense algérienne, solide et disciplinée depuis le coup d’envoi de la compétition, n’a rien laissé passer. Une nouvelle fois, ce sont la rigueur tactique et la force mentale du groupe qui ont fait basculer la rencontre du bon côté.

Au coup de sifflet final, l’explosion de joie des Vertes disait tout du poids de l’instant. Car au-delà de la qualification pour les demi-finales, un rêve inédit venait de se concrétiser, celui de disputer, pour la toute première fois, la phase finale d’une Coupe du monde féminine. Rendez-vous est donc pris au Brésil, du 24 juin au 25 juillet 2027, pour une génération qui écrit à elle seule un nouveau chapitre du football national.

Au micro de la CAF, les artisanes du exploit n’ont pas caché leur émotion. Inès Khiri, buteuse providentielle de l’égalisation, et Amira Ould Braham, auteure du but de la qualification, ont dédié cette performance au peuple algérien tout entier, saluant au passage le sang-froid affiché par le groupe dans les moments les plus délicats de la rencontre.

Sur le banc, Farid Benstiti n’a pas caché sa fierté. Le sélectionneur national a insisté sur la force de caractère de ses joueuses, capables de renverser une situation compromise après l’ouverture du score adverse et un penalty manqué qui aurait pu tout faire basculer. Pour le technicien algérien, cette qualification ouvre une nouvelle ère pour le football féminin national, fruit d’un travail de fond mené patiemment ces dernières saisons.

Il y a trois ans, l’Algérie avait vécu une désillusion cruelle au même stade de la compétition, éliminée aux tirs au but par le Ghana. Cette fois, la marche a été franchie avec panache, confirmant les progrès enregistrés lors de l’édition précédente, où les Vertes avaient déjà atteint pour la première fois les quarts de finale. Étape après étape, cette équipe grimpe les échelons et s’installe au sein de l’élite africaine.

Cette qualification historique dépasse largement le simple cadre sportif. Elle constitue un signal fort pour tout un pays, et un formidable message envoyé à la jeunesse algérienne, en particulier à ces jeunes filles qui, à travers les stades et les terrains de proximité du pays, rêvent aujourd’hui de suivre les traces de Marine Dafour, la capitaine sociétaire de Bristol City, et de ses coéquipières.Mais il n’est pas encore temps de tout arrêter pour savourer. Les Algériennes doivent désormais très vite tourner la page ivoirienne pour se projeter vers leur prochain défi, la demi-finale de la CAN-2026, programmée le 12 août.

Moncef Dahleb

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