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Crimes sionistes en Cisjordanie et à Ghaza : Un système d’effacement des Palestiniens dénoncé

Les forces d’occupation sioniste ont continué de cibler des civils palestiniens à Ghaza et de multiplier les violences en Cisjordanie occupée, en dépit du cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, selon plusieurs rapports d’organisations de défense des droits humains et de sources officielles palestiniennes rendus publics ces derniers jours. L’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme a affirmé, dans un communiqué, que l’entité sioniste continuait de recourir à des drones armés de type « quadcopter » contre des civils dans la bande de Ghaza, faisant au moins 60 morts depuis l’instauration de la trêve. Selon l’Organisation, les victimes comptent des enfants, des déplacés, des agriculteurs, des bergers ainsi que des habitants revenus inspecter leurs maisons détruites, ce qui l’a conduite à évoquer des indices de « ciblage délibéré » plutôt que des erreurs d’identification, les capacités de surveillance de ces engins permettant de suivre les personnes avant l’ouverture du feu. Les autorités sanitaires de Ghaza font état, pour leur part, de 1 368 Palestiniens tués par l’occupation durant la même période, portant le bilan global de la guerre d’extermination à 73 786 martyrs et 174 771 blessés depuis octobre 2023, dont deux tués et 25 blessés au cours des dernières 24 heures.

En Cisjordanie occupée, un nouveau rapport de l’organisation israélienne B’Tselem, intitulé « Le projet d’effacement », dénonce un système intégré visant à démanteler les conditions d’existence des Palestiniens, accéléré depuis la formation du gouvernement israélien actuel fin 2022 puis depuis octobre 2023. S’appuyant sur plus de 2 000 témoignages, le document identifie cinq piliers de ce projet, la violence des colons, les restrictions de circulation, l’asphyxie économique, la destruction du tissu politique et social, ainsi que le nettoyage ethnique et l’appropriation des terres, qualifiant le régime israélien en Cisjordanie de système d’apartheid relevant, selon certains faits documentés, du crime de guerre.

Ces conclusions font écho aux données onusiennes qui recensent plus de 1 430 attaques de colons depuis janvier 2026, touchant environ 260 communautés palestiniennes et provoquant le déplacement de plus de 4 000 personnes, tandis que la Commission palestinienne de résistance à la colonisation et au mur a dénombré 628 attaques de colons au seul mois d’août. Face à cette escalade, le chef de la diplomatie néo-zélandaise, Winston Peters, a fait part lundi de la vive préoccupation de Wellington, réaffirmant que la solution à deux États demeurait le seul gage d’une sécurité durable pour la région.

Sur le plan diplomatique, la pression internationale se durcit également en Europe, où la Norvège et une dizaine d’autres pays occidentaux préparent une législation inédite criminalisant le commerce avec les colonies de Cisjordanie, avec des peines pouvant atteindre trois ans de prison. Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, s’est dit optimiste quant à son adoption prochaine par le Parlement, estimant que la réaction « étonnamment modérée » de Washington face à cette initiative traduirait un déclin de l’influence politique dont bénéficiait jusqu’ici l’entité sioniste sur la scène internationale.

L.S.

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