Accueilli en héros à Alger : Sedjati entre dans la légende du 800 m
Le demi-fondeur algérien Djamel Sedjati a fait un retour triomphal à Alger lundi, après avoir décroché le titre mondial du 800 mètres à Budapest, une consécration qui le hisse désormais parmi les trois coureurs les plus rapides de l’histoire sur cette distance. L’athlète est arrivé à l’Aéroport international d’Alger Houari Boumediene, où il a été accueilli par le chef du Service des sports militaires du Département Emploi-Préparation de l’Etat-Major de l’Armée nationale populaire, au lendemain de son sacre en Hongrie. Un accueil chaleureux réservé à celui qui vient tout juste de « décrocher le titre de Champion du Monde dans l’épreuve de 800 mètres », lors de la première édition du championnat d’élite « Ultimate Championship », selon un communiqué du ministère de la Défense nationale publié mardi.
Cette victoire hongroise a valu à l’athlète les félicitations appuyées de la hiérarchie militaire. Le général d’armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’Etat-Major de l’ANP, a tenu à réitérer « ses félicitations au champion du monde Djamel Sedjati », saluant un sacre qu’il a qualifié de « bien mérité » et qui vient, selon lui, « s’ajouter au palmarès du sport algérien sur la scène internationale ».
Au-delà de la médaille, c’est surtout le chrono affiché par Sedjati qui a marqué les esprits. En bouclant sa course en 1 minute 41 secondes et 91 centièmes, l’Algérien a signé sa sixième performance de carrière sous la barre mythique des 1 min 42 sec, une marque qui le propulse directement sur le podium historique de la spécialité. Seuls deux Kényans le devancent encore dans cette hiérarchie très select, Emmanuel Wanyonyi et ses neuf chronos sous les 1:42, et David Rudisha, référence absolue de la discipline, crédité de sept performances similaires. Le parcours de Sedjati vers ce statut s’est construit patiemment. Tout est parti de Paris, le 7 juillet 2024, où il était descendu pour la première fois sous ce seuil symbolique en 1:41.56, avant d’enchaîner à peine cinq jours plus tard à Monaco avec un chrono encore meilleur de 1:41.46. Retour à Paris le 10 août de la même année pour un nouveau passage sous les 1:42, en 1:41.50. Une année plus tard, le 20 septembre 2025, c’est à Tokyo qu’il confirmait sa vitesse de pointe en 1:41.90, avant de récidiver le 27 août dernier à Zurich en 1:41.83. Budapest et son 1:41.91 viennent donc clore, pour l’instant, une série entamée voilà un peu plus de deux ans.
M.D.

