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Hemdani dévoile ses premiers choix à la tête de l’EN : Le chantier de restructuration en marche

Première liste de 26 joueurs, douze mondialistes laissés de côté, retraites de Mahrez et Mandi à digérer, hiérarchie à redessiner. Pour ses débuts sur le banc des Verts, Brahim Hemdani ouvre un vaste chantier de reconstruction. Entre renouvellement du groupe, succession du capitaine et quête d’une identité de jeu, le nouveau sélectionneur avance ses pions avant un rassemblement décisif.

Le chantier de reconstruction des Verts est officiellement lancé. Désigné le 5 septembre par le Bureau fédéral de la FAF pour succéder à Vladimir Petkovic, dont le contrat a été résilié après le Mondial 2026, Brahim Hemdani a dévoilé jeudi à Alger sa première liste avec 26 joueurs convoqués pour le stage du 21 septembre au 6 octobre, avec deux rencontres officielles des qualifications de la CAN-2027 et un amical face au Niger au programme.

Lors de sa première conférence de presse, tenue à la salle Mohamed-Sellah du stade Nelson-Mandela de Baraki, l’ancien défenseur central de 48 ans a posé les fondations de son projet. Le cap est fixé. Il s’agit de doter l’équipe d’une véritable identité de jeu. « L’identité de jeu est importante », a-t-il affirmé, affichant ses choix estimant qu’il faut « jouer vers l’avant et prendre des initiatives ». Mais le coach en a aussi précisé la condition car « cela ne pourra arriver que si on construit une base solide. »

Le premier signe de ce renouvellement se lit dans la liste elle-même. Douze joueurs du groupe présent à la Coupe du monde sous Petkovic manquent à l’appel. Une partie de ces absences s’imposait d’elle-même. Riyad Mahrez et Aïssa Mandi ont tiré leur révérence internationale, Luca Zidane et Rafik Belghali sont suspendus, Yacine Titraoui est blessé et Nadhir Benbouali souffre d’ennuis physiques. Pour Oussama Benbot, Mohamed Amine Tougaï, Houssem Aouar, Hicham Boudaoui, Ramiz Zerrouki et Farès Ghedjemis, en revanche, aucune indisponibilité majeure n’a été avancée. Il s’agit donc de choix purement techniques. Youcef Belaïli et Baghdad Bounedjah, déjà absents du Mondial, ne sont pas non plus rappelés.

Malgré ce coup de balai, Hemdani récuse l’idée d’une purge. « Je ne suis pas venu avec des idées arrêtées. La sélection correspond à un moment T. Personne n’a été écarté, seules les performances serviront de critères », a-t-il plaidé. Sa méthode consiste à élargir le vivier pour dégager progressivement un onze de base, puis à tendre vers une certaine stabilité, en assumant le rôle de décideur. « C’est le métier de l’entraîneur de faire des choix. », a-t-il tenu à rappeler.

Un remaniement qui touche tous les secteurs

Le remaniement touche tous les secteurs. Dans les buts, Melvin Mastil (FC Lausanne Sport), Abdelatif Ramdane (MC Alger) et Kilian Belazzoug (Stade de Rennes) sont retenus, sans Benbot ni Zidane. En défense, Ramy Bensebaïni, Rayan Aït-Nouri et Jaouen Hadjam forment l’ossature, tandis qu’Ahmed Touba, rappelé, et les Usmistes Achraf Abada et Saâdi Radouani apportent de la concurrence. Au milieu, Himad Abdelli, Farès Chaïbi et Ibrahim Maza côtoient Adem Zorgane, lui aussi de retour. Devant, le vivier est riche avec Mohamed Amine Amoura, Amine Gouiri, Ilan Kebbal, Anis Hadj Moussa ou encore Adil Boulbina.

Le dossier le plus délicat reste la succession de Mahrez. Le sélectionneur y voit une richesse plutôt qu’un problème. « On a le luxe d’avoir autant de bons joueurs sur le côté droit. Ce n’est pas facile de voir un joueur comme Mahrez partir, mais c’est à eux de nous montrer ce dont ils sont capables », a-t-il souligné. Bachir Belloumi (Hull City), auteur d’un excellent début de saison en Premier League, a reçu des éloges, mais sans promesse de titularisation. « Il est prématuré de dire qu’il va commencer face à la Zambie », a tempéré le coach, qui attend que l’ailier l’incite à le lancer d’entrée.

La question du brassard, laissée vacante par le départ du capitaine, reste ouverte. Hemdani prend son temps. « J’ai une idée pour le brassard. Je vais voir les joueurs qui sont capables d’encadrer les jeunes et on verra. » Avec la retraite de Mandi, le groupe perd un cadre du vestiaire, et l’équilibre entre jeunes pousses et joueurs d’expérience sera l’un des enjeux de cette transition. « La porte de la sélection est ouverte à ceux qui veulent s’imposer », a-t-il glissé. En coulisses, le staff travaille aussi sur l’avenir. Le sélectionneur a confirmé des contacts avec plusieurs joueurs susceptibles de choisir entre plusieurs sélections. « On essaie de les convaincre. C’est un processus compliqué, mais on va faire le maximum. »

Interrogé sur la répartition des rôles avec son adjoint Anthar Yahia et le manager général Moussa Saïb, il a coupé court à toute spéculation.  « Je suis le coach principal, c’est moi qui fais les choix. Il n’y a aucune ambiguïté », a-t-il affirmé

L’heure est désormais à l’épreuve du terrain. Les Verts recevront la Zambie le 25 septembre à Tizi-Ouzou (20h00), pour l’entrée en lice dans le groupe I, avant de se rendre au Burundi le 29 septembre. Ils retrouveront ensuite le stade Hocine-Aït-Ahmed le 6 octobre pour affronter le Niger (20h30). Trois rendez-vous pour tester le groupe, éprouver les automatismes et jauger les premiers choix du nouveau patron des Verts.

Moncef Dahleb

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