Blocus sioniste à Ghaza : L’eau et l’assainissement au bord de l’effondrement
Alors que l’hiver approche, l’Autorité de l’eau de la bande de Ghaza lance un cri d’alarme : le système d’eau et d’assainissement de l’enclave est sur le point de s’effondrer, faute d’équipements et de pièces détachées que l’entité sioniste continue d’interdire d’entrée. Plus de deux millions d’habitants risquent d’être privés de services essentiels. Dans un appel urgent lancé samedi, rapporté par le site Palestine Online, l’Autorité s’est adressée aux institutions internationales et régionales, ainsi qu’aux organisations humanitaires et de défense des droits humains. Elle affirme que le système a atteint un point de non-retour. L’interdiction maintenue par l’occupation sur les générateurs, les huiles, les pièces détachées et d’autres matériaux indispensables l’empêche de pomper l’eau, de traiter les eaux usées, d’exploiter les puits et les stations d’épuration, et d’entretenir le reste des infrastructures.
Les conséquences, prévient l’Autorité, seront immédiates. Des inondations massives menacent de submerger les camps de déplacés et les zones résidentielles. Des centaines de milliers de personnes qui vivent déjà sous des tentes et dans des abris précaires risquent de se retrouver noyées sous un mélange d’eau de pluie, d’eaux usées et de débris. Elle redoute la propagation des maladies, de nouvelles noyades et de nouveaux déplacements, et réclame une intervention immédiate pour faire entrer matériel, générateurs, pièces détachées et accessoires avant qu’il ne soit trop tard. Tout nouveau retard, avertit-elle, pourrait provoquer une catastrophe humanitaire, sanitaire et environnementale incontrôlable. Cette alerte s’ajoute à un quotidien déjà marqué par le sang. Le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, s’élève à 73 910 martyrs et 174 935 blessés, selon les autorités sanitaires palestiniennes. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 1 393 Palestiniens sont tombés en martyrs et 4 822 ont été blessés, tandis que 831 dépouilles ont été récupérées. De nombreuses victimes demeurent sous les décombres, hors de portée des équipes de secours. Samedi encore, quatre personnes sont tombées en martyrs, dont une fillette de 10 ans qui a succombé à ses blessures après des tirs sionistes au nord du camp de Nusseirat, dans le centre de l’enclave. Baseer al-Bursh, fils du directeur général du ministère de la Santé, Munir al-Bursh, a été tué par une frappe aérienne sioniste dans un camp de déplacés à Jabalia, dans le nord. Lors de l’enterrement de son fils, son père a dénoncé la poursuite des crimes sionistes. Deux autres Palestiniens sont tombés dans deux frappes distinctes près de la ville de Ghaza, selon l’hôpital Al-Shifa et la Défense civile.
R.I.

