Culture

Festival international du film court de Timimoun : Six jeunes talents sélectionnés pour le « Gourara Lab »

La commissarerie du Festival international du film court de Timimoun a dévoilé, mardi, la liste des six projets retenus pour intégrer la première édition du « Laboratoire créatif Anis Djaad », baptisé « Gourara Lab », consacré au développement de courts métrages de fiction. Ce dispositif d’accompagnement se tiendra dans le cadre de la deuxième édition du festival, prévue du 5 au 10 novembre prochain dans la ville oasienne du Gourara.

Sur 48 dossiers déposés, six ont franchi le cap de la sélection, à l’issue d’un travail de lecture et d’évaluation mené par un comité dédié. Il s’agit de « Charie al-ahlam al-mouhattama » (La rue des rêves brisés) de la réalisatrice Sara Nacer, « Ma’douba tabhathou an dhouyoufiha » (Un banquet à la recherche de ses invités) de Fatima Bakhouche, « Match houma » d’Ayman Tighiouart, « Touffah » (Pomme) d’Ahmed Reggad, « Siyaha » (Tourisme) de Sofiane Ihab Maamri, et « Ali al-bahri » de Mouaouia Tiliouine. Cette diversité de sujets et de tons illustre la vitalité d’une nouvelle génération de cinéastes algériens désireux de porter leurs récits à l’écran.

Les porteurs de ces six projets bénéficieront d’un parcours structuré combinant travail d’écriture et affinement de la vision cinématographique, séances de formation, mentorat individualisé et accompagnement professionnel resserré. Ce compagnonnage se conclura par une présentation publique des projets devant un panel de professionnels et de figures du cinéma réunis à Timimoun, ville qui s’est imposée en un an à peine comme une escale montante pour le septième art dans le Sud algérien.

Au terme de ce parcours, un seul des six projets se verra attribuer la « Bourse de développement Anis Djaad », assortie d’un soutien financier et d’un accompagnement artistique et professionnel complet, destiné à garantir au film sélectionné les meilleures conditions de finalisation. Cette distinction rend hommage au réalisateur, scénariste et romancier algérien Anis Djaad, disparu en mars dernier, dont l’œuvre, de « Le Hublot » à « La vie d’après », son premier long métrage salué dans plusieurs festivals internationaux, a marqué le cinéma indépendant algérien des deux dernières décennies. En associant son nom à ce laboratoire, les organisateurs entendent perpétuer son engagement en faveur de la relève et de l’écriture cinématographique exigeante.

Le « Gourara Lab » vient enrichir le dispositif du Festival international du film court de Timimoun, dont la première édition, organisée en novembre 2025, avait réuni 61 films venus de 31 pays et consacré le Sénégal comme invité d’honneur. La compétition officielle de la deuxième édition, ouverte aux courts métrages de fiction, documentaires et d’animation produits en 2025 ou 2026, se disputera pour sa part la « Gourara d’or », prix phare de la manifestation, aux côtés de récompenses dédiées à la réalisation, au scénario et aux ciné-clubs.

Mohand S.

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