Ligne ferroviaire El-Meniaâ-In Salah-Tamanrasset : Le Gouvernement prépare le lancement du chantier
Le Gouvernement a examiné, ce mercredi 23 septembre, les préparatifs du lancement du chantier de la ligne ferroviaire El-Meniaâ-In Salah-Tamanrasset, un projet érigé en priorité nationale dont la mise en service est attendue fin 2028. Réunis sous la présidence du Premier ministre Sifi Ghrieb, les membres de l’Exécutif ont fait le point à quelques jours de l’échéance de septembre fixée pour le coup d’envoi des travaux.
Selon le communiqué des Services du Premier ministre, le Gouvernement a passé en revue « les mesures prises dans le cadre de la préparation du lancement du projet », en application des directives données par le président de la République lors du Conseil des ministres du 6 septembre. Le chef de l’État y avait souligné le caractère stratégique de la ligne et insisté sur « la nécessité de concentrer les efforts pour le livrer dans les délais fixés et garantir sa mise en service fin 2028 ».
Sur le terrain, la mécanique est déjà enclenchée. Le ministre des Travaux publics, Abdelkader Djellaoui, a réuni mardi au siège de son département les entreprises de réalisation et les bureaux d’études nationaux, dont l’ANESRIF, Infra Rail et les deux filiales de Cosider, aux côtés des groupes chinois CRCC et CCECC et des directeurs des travaux publics d’El Meniaa, Ghardaïa, Ouargla et Laghouat. Le point a porté sur les tronçons Laghouat-Ghardaïa-El Meniaa, long de 495 km, El Meniaa-point kilométrique 216 et Tamanrasset-Moulay Lahcen, sur 213 km. Les autorités locales ont été sommées de lever les obstacles pour permettre l’installation rapide des bases de vie et des chantiers.
Le cadre juridique, lui, est posé depuis l’été. Un décret exécutif daté du 1er août 2026 a déclaré d’utilité publique les sections El Meniaâ-In Salah, sur 410 km, et In Salah-Tamanrasset, sur 676 km, soit 6.055 hectares répartis entre trois wilayas. Le premier tronçon est conçu pour des trains de voyageurs roulant jusqu’à 220 km/h et des trains de marchandises limités à 100 km/h. La ligne Laghouat-Ghardaïa-El Meniaa bénéficie du financement de la Banque africaine de développement, à hauteur de 878 millions de dollars selon la presse. Quant au calendrier, le président Tebboune avait tranché pour un démarrage au plus tard en septembre 2026, sur trois fronts simultanés.
Un marché approvisionné sous veille
Le Gouvernement a par ailleurs entendu une communication sur la situation de l’approvisionnement du marché national en produits agricoles et alimentaires de première nécessité. Le communiqué évoque des mesures réglementaires et opérationnelles prises « à l’occasion de la rentrée sociale », dans le cadre d’un dispositif « à plusieurs niveaux, fondé sur l’anticipation et la veille ». L’objectif affiché est de « réguler le marché et protéger le pouvoir d’achat, garantir les stocks, maîtriser les flux », avec un contrôle renforcé « sur l’ensemble du territoire national ». Le soutien à la production reste de mise, l’Exécutif ayant insisté sur l’accompagnement des agriculteurs « dans toutes les étapes de la production et de la commercialisation ».
Sur le volet de la sécurité hydrique, le ministre de l’Hydraulique a présenté l’avancement des travaux complémentaires de raccordement à l’aval de la station de dessalement d’El Tarf, censés garantir « l’exploitation optimale » de l’infrastructure et améliorer l’alimentation en eau potable des habitants d’El Tarf, Annaba, Skikda et Guelma. Le Gouvernement a enfin pris connaissance du projet de canal de transfert d’eaux brutes reliant les barrages d’Oued Djedra et d’Aïn Dalia, qui doit sécuriser l’approvisionnement en eau potable de plusieurs communes de la wilaya de Souk Ahras.
Le papier fait environ 4000 signes. Le montant de 878 millions de dollars vient d’un seul site d’information, je l’ai donc attribué à la presse. À vérifier auprès de la BAD si vous voulez le garder tel quel.
Samir Benisid

