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Flambée des prix des fruits, légumes et volailles : L’Exécutif promet une réponse ferme

Réagissant à l’envolée des prix des fruits, des légumes et des volailles, le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, a annoncé que l’État interviendra pour corriger les dérèglements du marché. Entre mise en garde aux spéculateurs et explication des facteurs conjoncturels, le gouvernement réaffirme son engagement  protéger le pouvoir d’achat sans pénaliser producteurs et commerçants.

Le gouvernement passe à la fermeté face à la cherté de la vie. Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales, de l’Aménagement du territoire et des Transports, Saïd Sayoud, a affirmé mardi que les pouvoirs publics agiraient pour mettre un terme aux abus constatés sur les marchés, en marge de l’installation du nouveau wali de Ksar El Boukhari. Interrogé sur l’envolée des prix, le ministre a d’abord dit toute l’attention que l’État porte à l’évolution du marché. La défense du pouvoir d’achat des Algériens figure, a-t-il souligné, parmi les priorités des autorités. Il a jugé injustifiées les hausses observées sur plusieurs produits de large consommation et dénoncé des comportements guidés par l’appât du gain. Visiblement agacé, il a livré un témoignage personnel. « De toute ma vie, en 60 ans, je n’ai jamais vu la tomate atteindre 200 dinars au mois d’août », s’est-il exclamé.

Le message s’adressait directement aux opérateurs. « Celui qui aime l’Algérie et les Algériens ne vend pas la tomate à 200 DA en août », a-t-il lancé, avant d’assurer que l’État est « présent avec la force nécessaire » pour intervenir et rétablir les équilibres. Le ministre a toutefois tenu à rassurer les professionnels honnêtes, car, rappelle-t-il, il ne s’agit pas de s’en prendre aux commerçants ni aux agriculteurs, mais de garantir à chacun une marge raisonnable tout en préservant l’accès des ménages aux produits essentiels. Dans cette logique, il a désigné la multiplication des intermédiaires entre le producteur et le consommateur comme un facteur d’inflation artificielle.

Sur la volaille, Saïd Sayoud a expliqué le renchérissement par les pertes de la filière, touchée par les incendies qui ont ravagé plusieurs wilayas de l’Est et par les épisodes de forte chaleur. Il a promis un retour progressif à la normale dans les prochains jours. Le ministre a également invoqué des causes extérieures pour les produits importés avec l’augmentation du coût du fret maritime et des primes d’assurance pour les marchandises transitant par certains passages stratégiques qui pèse sur le prix final à l’arrivée sur le marché national.

L’État, a-t-il rappelé, a assumé les conséquences des catastrophes naturelles. Conformément aux instructions du président de la République, les opérations d’indemnisation des sinistrés sont arrivées à leur terme, dans le but de préserver la stabilité de l’activité économique et agricole, en particulier dans les secteurs liés à l’approvisionnement alimentaire. Plaidant pour la solidité du secteur, il a cité des chiffres records avec une production agricole de 37 milliards de dollars en 2025 et une récolte de blé de 42 millions de quintaux. Il a enfin appelé commerçants et opérateurs à respecter l’éthique du commerce et à tenir compte de la situation sociale des citoyens, avant de conclure sur une note de cohésion : « La force réside dans l’union et la solidarité. »

Samir Benisid

Himayatec réclame une régulation durable du marché

L’Organisation algérienne de protection du consommateur Himayatec appelle les pouvoirs publics à mettre en place une régulation anticipée et durable du marché. Elle réagit à la hausse successive des prix des fruits et légumes, de la viande blanche et des œufs, qui pèse un peu plus sur le pouvoir d’achat des ménages. L’organisation plaide pour des mécanismes clairs et efficaces, capables de concilier la disponibilité des produits, la stabilité des prix et la transparence des circuits de distribution. Himayatec affirme que les solutions existent déjà et que l’urgence est de les activer et de les renforcer dans un cadre juridique précis, au service de la protection du consommateur et de son pouvoir d’achat. Elle rappelle enfin que réguler ne revient pas à entraver le marché, mais à l’organiser, à en garantir l’équilibre et à protéger toutes les parties, à commencer par le consommateur.

S.B.

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