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Santé scolaire : Un plan national en préparation

Pour la deuxième édition de la Journée nationale de la santé scolaire, le ministère de la Santé a présenté les grandes lignes d’une stratégie multisectorielle en cours d’achèvement. L’OMS et l’UNICEF saluent un dispositif qui compte déjà plus de 2 000 unités de dépistage.

Un an après la première Journée nationale de la santé scolaire, le ministère de la Santé passe de la sensibilisation à la planification. Réuni mardi à Alger pour la deuxième édition, il a dévoilé les principaux axes d’un plan national stratégique multisectoriel de prévention et de promotion de la santé en milieu scolaire, aujourd’hui en phase de finalisation. Cette rencontre prolonge une dynamique engagée à la rentrée 2025-2026, avec une semaine nationale de sensibilisation lancée en septembre 2025 par les ministres de la Santé et de l’Éducation nationale. Le département de la Santé y présentait alors la santé de l’enfant comme « le pilier de la santé publique ». Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, Mohamed Talhi, le ministre Mohamed Seddik Ait Messaoudene a présenté le plan comme « l’aboutissement d’un large processus de concertation et d’évaluation ». Cette démarche a associé les secteurs de l’éducation nationale, de la jeunesse et de l’intérieur, dans le but de bâtir une vision nationale intégrée. Des rencontres ont été tenues dans les wilayas pour « s’enquérir sur le terrain de la situation de la santé scolaire », évaluer les programmes en cours, relever les insuffisances et recueillir la parole des acteurs concernés. Le ministre a assigné au futur plan un rôle de boussole. Il devra devenir, selon lui, « une référence en matière d’action commune », en fixant les priorités, en répartissant les responsabilités et en traduisant les orientations nationales en programmes réalisables, adossés à des mécanismes de suivi et d’évaluation.

M. Ait Messaoudene a aussi annoncé l’élaboration d’un projet d’arrêté interministériel sur les normes techniques applicables aux ressources humaines et aux équipements des structures de dépistage et de suivi de la santé scolaire. L’objectif est d’« unifier les normes, d’améliorer les conditions de travail et de garantir des services de santé de qualité ».

Les partenaires internationaux ont accompagné cette étape. Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé, Phanuel Habimana, a salué l’intérêt que l’Algérie porte à la santé scolaire et la coopération nouée entre les secteurs concernés. Il a souligné l’apport du programme national dans les soins, la vaccination, le dépistage précoce, l’éducation sanitaire et la promotion de modes de vie sains. La représentante adjointe de l’UNICEF en Algérie, Eva Millas, a pour sa part relevé l’ampleur du système, qui compte plus de 2 000 unités de dépistage et de suivi et plus de 7 000 professionnels de la santé scolaire.

Chokri Hafed

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