Économie

Le Napec déroule le tapis aux majors de l’énergie : Des accords signés avec Eni et PTTEP et

À l’ouverture du NAPEC, Mohamed Arkab a présidé la signature d’un protocole avec Eni et d’un mémorandum avec le thaïlandais PTTEP, avant d’enchaîner les entretiens avec des dirigeants venus d’Asie, du Golfe, des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Alger veut convertir l’affluence du salon en partenariats concrets.

Le NAPEC n’a pas attendu son deuxième jour pour livrer ses premiers actes. Dès l’ouverture de cette 14e édition, le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a présidé au Centre des conventions Mohamed Benahmed la signature de plusieurs textes de coopération, dont un protocole d’accord avec Eni Algeria Exploration et un mémorandum d’entente avec la compagnie thaïlandaise PTT Exploration and Production (PTTEP). La cérémonie s’est déroulée devant le président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Amine Remini, celui de l’agence ALNAFT, Abdelkader Cherfaoui, et des cadres du ministère et des organismes concernés. Le premier document lie l’ARH à la filiale algérienne du groupe italien. Il ne s’agit pas d’un contrat d’exploration mais d’un cadre d’échange d’expertise, à vocation technique et réglementaire. Il touche aux normes internationales applicables aux activités pétrolières et gazières, aux règles de santé, de sécurité et de protection de l’environnement, à l’intégrité des puits, à la prévention des risques majeurs et aux exigences de mesure des quantités d’hydrocarbures produites.

Le protocole comporte aussi un volet formation. Les deux parties devront identifier les besoins des équipes de l’ARH et mobiliser le savoir faire d’Eni pour les combler. Selon les sujets traités, cette expertise pourra servir également au ministère, à ALNAFT et au groupe Sonatrach. C’est une manière de faire monter en compétence l’ensemble de la filière nationale à partir d’un partenaire qui connaît bien le terrain algérien.

Le second texte engage ALNAFT et PTTEP. Il permet à la compagnie asiatique de sonder les opportunités offertes par le domaine minier algérien, avec l’accompagnement de l’agence. Les deux signataires s’engagent à intensifier l’échange d’informations et le dialogue institutionnel, afin de repérer des projets d’intérêt commun. Le moment n’a rien d’anodin. L’appel d’offres algérien 2026 est en cours, avec une remise des offres prévue en janvier 2027, et ce mémorandum ressemble à une mise en position d’un candidat sérieux avant l’échéance.

Ces signatures s’inscrivent, selon le communiqué officiel, dans l’effort pour renforcer la coopération internationale, développer les compétences nationales et « attirer des investissements de qualité », au service de l’attractivité du pays dans le secteur. Le mot qualité n’est pas choisi au hasard. Alger cherche des partenaires qui apportent du capital, mais aussi de la technologie, de la formation et une rigueur technique dont le pays entend s’approprier les standards.

Les entretiens bilatéraux menés par M. Arkab, en présence de Noureddine Daoudi pour Sonatrach, de M. Cherfaoui et de M. Remini, dessinent la même géographie de partenaires. Le ministre a d’abord reçu la directrice générale de PTTEP, Kanitta Sartwatayu. Il a été question de la coopération déjà engagée sur le champ de Hassi Bir Rekaiz, dans le bassin de Berkine, et de son extension à de nouveaux projets d’exploration et de production.

Il s’est ensuite entretenu avec le directeur général du groupe omanais OQ, Mahmoud Al-Hashmi. Les discussions ont couvert l’exploration et la production, la pétrochimie, le développement du gaz naturel liquéfié et l’échange de technologies. Une délégation d’une autre compagnie omanaise, Petrogas, conduite par Fahad Al-Rashdi, a de son côté fait le point avec lui sur la suite à donner au mémorandum signé en mai dernier avec Sonatrach.

Du côté américain, Warren Murdoch, patron d’Occidental Petroleum en Algérie et président de la Chambre de commerce américaine, a abordé avec le ministre le développement des gisements, la production et le transport du gaz et du GNL, la pétrochimie, la valorisation des ressources nationales et le transfert de savoir faire. Enfin, l’ambassadeur du Royaume-Uni, James Robert Stephen Downer, accompagné d’un représentant de Clarke Energy, a évoqué l’exploration, le développement des champs gaziers et les occasions d’investir tout au long de la chaîne de valeur.

Sabrina Aziouez

M. Arkab reçoit la conseillère spéciale de la Présidente de la République de Namibie chargée des questions pétrolières et gazières

Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, M. Mohamed Arkab, a reçu, lundi à Oran la conseillère spéciale de la Présidente de la République de Namibie chargée des questions pétrolières et gazières et présidente de l’Unité du secteur pétrolier amont à la Présidence de la République, Mme Kornelia Shilunga, qui conduit la délégation de son pays en visite de travail en Algérie pour participer à la 14e édition du Salon et de la Conférence sur l’énergie et l’hydrogène pour l’Afrique et la Méditerranée « NAPEC 2026 ». La rencontre a constitué une occasion d’examiner les moyens de renforcer la coopération algéro-namibienne dans le domaine des hydrocarbures et de faire le point sur le processus de concertation engagé lors de la visite de Mme Shilunga en Algérie le 22 février 2026, ainsi que lors de la rencontre ayant réuni le ministre d’Etat, le 5 septembre 2025 à Alger, avec la vice-présidente de la République de Namibie, Mme Lucia Witbooi, en marge de sa participation à la 4e édition du Salon du commerce intra-africain. Les discussions ont porté sur les opportunités de développement de la coopération dans les différents maillons de la chaîne de valeur des hydrocarbures, notamment dans les domaines de l’exploration et de la production, du développement des champs, du raffinage et de la transformation, ainsi que de la production, du transport et de la liquéfaction du gaz. Les deux parties ont également évoqué l’échange d’expertises dans les domaines de la réglementation, de la législation, de la formation, des études et des services techniques, tout en soulignant l’importance de concrétiser des projets et des programmes d’action tangibles, ainsi que de renforcer l’assistance technique et le transfert de savoir-faire.

APS

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