Cybersécurité, IA, énergies vertes : La formation professionnelle d’adapte aux défis de demain
Ils sont 484 000 à avoir rejoint les bancs de la formation professionnelle pour la session d’octobre 2026, toutes spécialités et tous niveaux confondus. La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nassima Arhab, a livré ce chiffre lundi sur les ondes de la Radio nationale, dans l’émission « Forum de la Première », au lendemain du lancement officiel de la rentrée à Tipasa. Selon la ministre, cette session s’est distinguée par l’intégration du référentiel national des compétences et de la formation, pensé dans une logique d’anticipation et décliné à l’échelle nationale comme locale. Cette approche, a-t-elle expliqué, permet d’orienter les stagiaires « selon les besoins du marché local et national ». Elle a aussi facilité la concertation avec les opérateurs économiques, soit pour ouvrir des filières adaptées à leurs attentes, soit pour guider les apprenants vers des métiers qui leur ouvrent plus aisément les portes de l’emploi à la sortie. Pas moins de 23 nouvelles spécialités ont été créées, dans des secteurs porteurs comme les énergies renouvelables, l’intelligence artificielle et la cybersécurité, des filières très prisées par les jeunes. Par ailleurs, 19 centres de formation ont été transformés en centres d’excellence en partenariat avec des opérateurs économiques, une démarche qui, selon Mme Arhab, permet de concentrer les moyens et les spécialités sur ce que réclament le monde du travail et les entreprises. Son département travaille également avec les autres secteurs pour former en amont une main-d’œuvre qualifiée destinée aux grands chantiers de l’État, qu’il s’agisse des infrastructures, des travaux publics ou de l’agriculture. Sur le volet africain et arabe, la ministre a rappelé que, dans le prolongement de la vision du président de la République et de l’orientation diplomatique du pays, la formation professionnelle s’est vu attribuer « la part du lion » des bourses destinées aux pays frères et amis, avec un objectif d’un millier de bourses. L’Institut africain de formation, créé à Boumerdès, accueille pour sa part quelque 540 stagiaires. Mme Arhab a par ailleurs annoncé que l’Algérie était devenue membre de l’organisation mondiale des métiers, au terme d’une année de préparation et de formation ayant permis d’appliquer des standards internationaux dans certains métiers. Après l’organisation des olympiades nationales des métiers, le pays a pris part aux olympiades mondiales dans le développement web et applications mobiles ainsi que dans la mécatronique, ce qui a débouché sur des partenariats et des jumelages avec des pays de référence, comme la Chine dans le domaine des véhicules électriques.
Enfin, Oran accueillera du 16 au 20 novembre prochain les Olympiades africaines des métiers, sous le haut patronage du président Abdelmadjid Tebboune. Une réunion de haut niveau des ministres africains de la Formation et de l’Enseignement professionnels s’y tiendra également, sous l’égide de l’Union africaine.
Chokri Hafed

