Actualité

Plus de 400 exposants attendus à Alger : La deeptech au coeur de l’Africa Startup Conference 2026

La Conférence africaine des start-up (ASC 2026) s’apprête à battre son propre record. Pour sa 5e édition, prévue du 5 au 7 décembre à Alger sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, plus de 400 exposants sont attendus, contre 228 l’an dernier. Le rendez-vous, placé sous le slogan « DEEPTECH : le véritable défi », entend faire de la capitale algérienne le carrefour continental des technologies de rupture. C’est le directeur des start-up et des structures d’appui au ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Chemseddine Benmoussat, qui a avancé ces chiffres, dimanche, dans l’émission « L’invité du jour » de la Chaîne 3 de la Radio algérienne. Outre les exposants, plus de 25 000 visiteurs sont attendus. Ce bond s’explique, selon lui, par la forte demande des exposants et par la pertinence de la thématique retenue.

Le responsable a détaillé le contenu de l’événement. « On va réunir tous les acteurs de la deeptech et les acteurs de l’écosystème avec les accélérateurs et les incubateurs africains. Ils seront là avec leurs start-up et leurs champions et on va aller dans l’exposition, les challenges, les pitchs start-up et les levées de fonds », a-t-il détaillé. M. Benmoussat a rappelé que l’ASC demeure le seul événement continental à rassembler entre 35 et 40 ministres africains chargés des start-up, de l’innovation et des télécommunications. Ces derniers se retrouveront le deuxième jour de la conférence. « Les ministres vont se réunir le 6 décembre, pour parler de la deeptech en Afrique, de ses problèmes, de comment les résoudre et, entre autres sujets, comment les gouvernements peuvent aider les start-up », a-t-il précisé. La veille, le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, avait lui aussi évoqué cette dimension continentale, en annonçant la présence attendue de 40 délégations ministérielles et de 150 investisseurs, en plus des 25 000 participants.

Un prix inédit pour les start-up technologiques africaines

Les organisateurs innoveront cette année avec le « Prix des start-up technologiques africaines », articulé autour de trois thématiques à savoir l’agriculture de précision, la Water Tech, ainsi que la souveraineté, l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Selon l’invité de la Chaîne 3, la distinction sera « grandiose ». Les start-uppers intéressés peuvent s’inscrire dès cette semaine via le site africanstartupconference.org. C’est samedi 10 octobre, à l’occasion de la clôture de la 5e édition du Salon de l’e-commerce et des services en ligne (ECSEL Expo 2026), que M. Ouadah a affirmé que les préparatifs de l’ASC 2026 étaient en cours. Il a indiqué que cette édition serait consacrée aux technologies fondées sur la recherche scientifique, le développement technologique et les travaux académiques, et annoncé l’ouverture des inscriptions. Pour le ministre, le défi des start-up africaines est de s’orienter vers des domaines technologiques plus avancés comme les biotechnologies, le spatial, l’intelligence artificielle profonde et générative et la robotique. Autant de thématiques qui seront abordées lors de cette manifestation, dont l’objectif est d’explorer les perspectives de l’entrepreneuriat et du développement technologique sur le continent.

Le ministre s’est félicité de la présence « forte » des start-up algériennes recourant à l’intelligence artificielle dans le commerce électronique lors de l’ECSEL Expo 2026. Il a toutefois fait remarquer que l’utilisation et la maîtrise de l’IA constituent aujourd’hui un défi mondial. Il a insisté sur la nécessité de développer des solutions locales par des ingénieurs algériens et de les utiliser à large échelle au service du citoyen, de l’acheteur et du vendeur. M. Ouadah a également souligné l’importance de concevoir des modèles d’IA adaptés à la langue arabe, à la culture algérienne, aux traditions locales et à la culture africaine. Il a invité les start-up à investir ce créneau et à tirer profit de solutions algériennes ou arabes.

Malik Meziane

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *