Abou Dhabi voudrait enrôler jusqu’à 4000 mercenaires : Les Algériens ciblés !
Les Émirats arabes unis préparent la création d’une unité de 3000 à 4000 mercenaires de plusieurs nationalités, en ciblant des Algériens, a révélé dimanche la chaîne publique AL24 News, en s’appuyant sur une source sûre. Le média affirme avoir obtenu cette « information de la plus haute importance » d’une « source sûre et bien informée ». Celle-ci fait état d’un projet émirati portant sur « la constitution d’une légion de combattants étrangers ». Toujours selon la chaîne, « ce projet cible plusieurs nationalités et notamment et également les Algériens, pour en faire des mercenaires contre rémunération ». L’unité, encore en gestation, s’appellerait « la légion étrangère émiratie ». Les recrutements seraient programmés pour 2027 et sa mise sur pied pour 2028. La même source la décrit comme une « grande unité », avec un effectif de départ de 3000 à 4000 hommes, un chiffre qui ne serait que le « point de départ », a insisté AL24 News.
La révélation intervient le jour même où les services de sécurité algériens ont annoncé le démantèlement d’un réseau marocain qui préparait des actions de sabotage en Algérie. Une coïncidence n’a pas échappé aux observateurs.
Le projet prêté à Abou Dhabi relance le débat sur le rôle que cherche à s’assurer ce pays en Afrique et Moyen-Orient. Les Émirats font l’objet, depuis plusieurs années, d’accusations d’ingérence dans des foyers de tension arabes et africains. Au Soudan, ils sont soupçonnés de soutenir les Forces de soutien rapide, et leurs mouvements au Sahel suscitent également la polémique. Les analystes les rangent dans la catégorie des « États fonctionnels », ces pays dont l’action extérieure servent des agendas stratégiques dépassant leurs seuls intérêts nationaux. Dans le cas d’Abou Dhabi la sous-traitance pour les intérêts israéliens ne fait plus aucun doute. Dans cette lecture, le recours à des combattants étrangers entre dans le cadre de la stratégie d’un acteur qui alimente les conflits plutôt qu’à les contenir par la médiation.
Salim Amokrane

