De la villa Boulkine à ARTIFARITI : Cinq artistes africains en résidence nomade
Cinq artistes africains, venus de Tunisie, d’Égypte, d’Algérie et du Sahara occidental, ont entamé mardi à Alger une résidence de création qui les mènera, dès le 30 octobre, dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf, avant un retour à la Villa Boulkine et un vernissage fixé au 14 novembre. L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) indique, dans un communiqué, accueillir en collaboration avec Walid Aidoud, commissaire de la résidence et co-commissaire d’ARTIFARITI, la Résidence de création africaine intitulée Projet Fusion, « Utopie et Territoire ». Le dispositif repose sur « une démarche de création nomade et collaborative », selon les termes de l’agence, qui le présente comme un parcours en trois étapes.
La première, consacrée à la recherche, se déroule du 20 au 29 octobre à la Villa Boulkine, à Alger. Les artistes rejoindront ensuite, du 30 octobre au 8 novembre, ARTIFARITI, dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf, pour une phase de terrain qui constitue le cœur de l’expérience. Le choix d’aller travailler au contact du territoire plutôt qu’entre quatre murs d’atelier donne à cette résidence une dimension singulière, à la croisée de l’art et du lieu que son titre annonce. Le retour à la Villa Boulkine, du 9 au 14 novembre, sera réservé à la production des œuvres, avant le vernissage de l’exposition le 14 novembre.
Le groupe réunit Mtimet Amira pour la Tunisie, Sahar Dorgham pour l’Égypte, Chibatte Hicham et Bekkair Imad pour l’Algérie, ainsi que Nana Maaruf pour le Sahara occidental. Cinq parcours, quatre horizons, un même objectif.
R.C

