Infantino aux côtés des Jeunes Verts : Cette montée en puissance n’est pas passée inaperçue.
Présent à Bakou pour suivre la compétition, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a rendu visite lundi à la délégation algérienne. À la pause d’une rencontre des Verts, le patron de l’instance mondiale est allé à la rencontre des joueurs pour les féliciter de leur parcours, les inciter à rester sérieux dans le travail et à poursuivre leur progression. Il a aussi échangé avec Karim Ziani, avant de suivre une partie de la seconde période depuis les tribunes.
Au-delà du geste protocolaire, cette marque d’attention illustre l’intérêt que la FIFA porte à ces jeunes talents et à leur développement. Pour des joueurs de 15 ans, un tel encouragement a valeur de carburant supplémentaire avant d’aborder le moment de vérité.
Il faut dire que cette première édition de la Coupe du monde U15 repose sur un concept inédit. Disputée à huit contre huit, avec des rencontres raccourcies à deux mi-temps de vingt minutes, elle réunit près de 190 pays, répartis au départ en 32 groupes, dans le but d’offrir aux jeunes un maximum de matches internationaux, au moins neuf par équipe. Le premier tour prend la forme d’un mini-championnat sans élimination. Le second répartit ensuite les nations en six niveaux de performance, de A à F, chacun désignant son vainqueur. Seul le lauréat du Niveau A, celui dans lequel évoluent les Algériens, sera officiellement sacré champion du monde U15.
Dans un format aussi nerveux, où chaque erreur se paie cash, la concentration et la gestion des temps faibles feront souvent la différence. Les Verts, qui ont montré qu’ils savaient à la fois tuer un match et le subir, devront éviter le relâchement entrevu face aux Omanais. La suite du programme du tournoi d’élite court jusqu’au 30 octobre, autant dire que le coup d’envoi face à la Guinée pourrait peser lourd dans la hiérarchie finale. À Bakou, le rêve mondial des Jeunes Verts passe par ce premier test africain.
Moncef Dahleb

