Badminton/ Uganda International Challenge : Les frères Maameri brillent à Kampala, la relève confirme ses promesses
À Kampala, le badminton algérien a une nouvelle fois affiché sa santé. Koceila et Tanina Maameri ont décroché la médaille de bronze en double mixte lors de l’Uganda International Challenge, tournoi disputé du 18 au 22 février dans la capitale ougandaise, tandis que plusieurs jeunes espoirs U18 engagés chez les seniors ont profité de l’occasion pour livrer des performances remarquées. Une double bonne nouvelle pour la Fédération algérienne de badminton, qui confirme ainsi que le dynamisme affiché lors des derniers Championnats d’Afrique ne relevait pas de l’exception. Le parcours de Koceila et Tanina Maameri à Kampala a été celui d’un duo solide et déterminé. En s’extrayant jusqu’aux demi-finales du tableau de double mixte, les deux frères et sœurs ont affronté la paire indienne Ishaan Bhatnagar et Shruti Mishra dans un match serré qui a finalement tourné en faveur des Indiens. Battus mais non déshonorés, les Maameri repartent d’Ouganda avec le bronze, une récompense qui confirme leur statut sur la scène internationale et leur progression technique constante. Dans un tournoi de ce niveau, face à des adversaires habitués aux circuits asiatiques — parmi les plus compétitifs du monde —, une telle performance mérite d’être soulignée.
Le bilan algérien ne s’arrête pas là. En double dames, Linda Mazari et Yasmine Chibah ont certes été stoppées en huitièmes de finale par une solide paire indienne, mais leur participation témoigne de la profondeur d’un groupe féminin qui monte en puissance. Plus encourageant encore, les performances enregistrées par les jeunes joueurs U18 intégrés délibérément dans la compétition seniors dans le cadre de la stratégie de développement de la fédération. La paire Oussama Keddo et Rayane Daoud a ainsi atteint les quarts de finale en double messieurs, une progression remarquable pour des joueurs encore mineurs évoluant face à des adversaires expérimentés. Chiraz Halimi et Rahma Aya Salem ont également livré des prestations honorables en double dames, illustrant la montée en puissance du badminton féminin algérien dans les catégories de jeunes.
Cette philosophie de formation — exposer les meilleurs jeunes au niveau senior avant de les renvoyer dans leur catégorie d’âge — trouvera une nouvelle illustration dès ce lundi avec le début de l’Uganda Junior International, prévu du 23 au 25 février. Keddo, Daoud, Halimi et Salem y concourront cette fois en U18, forts de l’expérience engrangée ces derniers jours face à des adversaires plus aguerris. Un passage par le grand bain qui ne peut que leur profiter au moment d’aborder un tournoi junior. Ces résultats s’inscrivent dans la continuité d’une saison déjà historique pour le badminton algérien. Lors des Championnats d’Afrique 2026 disputés à Gaborone, au Botswana, la sélection nationale seniors avait été sacrée championne du continent avec six médailles au total — trois en or et trois en bronze — devançant l’Afrique du Sud, deuxième avec deux titres et deux médailles d’argent, et l’Égypte, troisième malgré un total de sept médailles dont un seul or. Un sacre continental qui avait placé l’Algérie au sommet du badminton africain et donné une nouvelle visibilité à une discipline longtemps restée dans l’ombre des sports collectifs.
À Kampala comme à Gaborone, le message est cohérent : le badminton algérien avance, il forme, il gagne, et il commence à s’imposer comme une référence sur le continent.
M.D.

