En prévision des prochaines élections : Les jeunes appelé à s’engager dans la vie politique
Le ministre de la Jeunesse mobilise les jeunes pour les prochaines échéances électorales et le développement local.
Le ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ), Mustapha Hidaoui, a présidé samedi à Tébessa l’ouverture de groupes de discussion consacrés à la participation politique et au développement local, lançant un appel pressant aux jeunes Algériens à s’engager activement dans la vie politique, particulièrement en vue des prochaines échéances électorales. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale d’autonomisation de la jeunesse qui place la participation citoyenne et l’implication dans les processus démocratiques au cœur des priorités du Conseil supérieur de la jeunesse. Lors de cette rencontre organisée à la Bibliothèque principale de lecture publique de Tébessa, en présence des autorités locales, des membres du CSJ et des acteurs de la société civile, le ministre a souligné « la nécessité de l’engagement des jeunes dans la vie politique, surtout à l’approche des prochaines échéances », les appelant à « faire preuve de citoyenneté et de participation positive, que ce soit en s’inscrivant sur les listes électorales pour voter, ou en présentant leur candidature et contribuer, ainsi, à encadrer le débat public ». Cet appel revêt une importance particulière dans le contexte des législatives à venir, où la mobilisation de la jeunesse constitue un enjeu majeur pour le renouvellement de la classe politique et la représentativité des institutions démocratiques.
Mustapha Hidaoui a affirmé que l’autonomisation des jeunes au double plan de l’exercice politique et du développement constitue un « choix stratégique que le CSJ accompagne à travers des espaces de dialogue et de consultation qui permettent de formuler des propositions reflétant les aspirations et les préoccupations des jeunes, renforçant ainsi leur rôle en tant que partenaire essentiel dans la réalisation du développement local durable ». Cette approche participative vise à créer des canaux institutionnels permettant aux jeunes de faire entendre leur voix et d’influencer les politiques publiques qui les concernent directement.
Le ministre a par ailleurs salué la décision du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de promouvoir la circonscription administrative de Bir El Ater en wilaya de plein exercice, soulignant que cette décision « reflète la volonté politique de l’État de soutenir les régions frontalières et de renforcer l’équilibre entre les différentes régions du pays ouvrant, ainsi, de nouvelles perspectives aux jeunes de la région pour contribuer efficacement au processus de développement national ». Il a également salué la détermination des autorités supérieures de mener à bien le projet de phosphate intégré de Bled El Hadba qui revêt, selon lui, un « caractère éminemment stratégique aux dimensions économique et de développement prometteuses, et qui créera des emplois tout en stimulant l’économie de la région, avec les retombées positives sur les jeunes et leurs aspirations ».
Formation et autonomisation
Cette mobilisation politique s’accompagne d’efforts parallèles en matière de formation et d’autonomisation des jeunes. Le Conseil supérieur de la jeunesse a en effet organisé samedi à Alger une rencontre nationale consacrée au thème « la formation et l’autonomisation des jeunes en Algérie à la lumière des Objectifs de développement durable ». Le vice-président du Conseil, chargé de la coordination et du suivi des projets, Mohamed Abdelhafid Frihi, a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans « le cadre du rôle consultatif du CSJ, qui œuvre à accompagner les politiques publiques avec une vision objective et responsable », à travers « la transmission des préoccupations des jeunes et la contribution à l’évaluation des politiques éducatives et de formation, tout en proposant des solutions pratiques et applicables en harmonie avec les orientations nationales et les engagements de l’Algérie au titre des Objectifs de développement durable ».
Mohamed Abdelhafid Frihi a souligné que le thème de cette rencontre s’inscrit en droite ligne avec la vision de l’État algérien en matière d’éducation et d’autonomisation des jeunes, relevant les réformes engagées par l’Algérie dans différents niveaux du système éducatif, notamment en ce qui concerne la qualité de l’enseignement, l’égalité des chances et l’adéquation de la formation aux exigences de l’économie nationale. Le président de la commission de l’environnement et du développement durable au sein du CSJ, Mohamed El Amine Kihal, a affirmé que cette rencontre vise à « mettre en lumière les efforts de l’État dans le domaine de l’éducation, à passer en revue les niveaux réalisés en matière de santé scolaire et de programmes pédagogiques, ainsi que d’autres axes essentiels inscrits dans les stratégies nationales visant à développer et à améliorer la qualité de l’enseignement ».
Le président de la Commission de l’éducation, de la formation et de l’enseignement supérieur du Conseil, Abdelhak Laribi, a présenté un exposé intitulé « Les défis des politiques publiques : éducation, formation, insertion », dans lequel il a abordé les axes du diagnostic stratégique inscrits dans les Objectifs de développement durable relatifs à la situation de l’éducation actuelle, tels que la qualité de l’enseignement, l’économie et le marché du travail, l’éducation et la construction d’une citoyenneté active, ainsi que la problématique de la gouvernance et de la coordination sectorielle.
Cette double démarche, combinant mobilisation politique et renforcement des capacités des jeunes, témoigne de la volonté des pouvoirs publics de faire de la jeunesse un acteur central du développement national et de la vie démocratique du pays, particulièrement à l’approche des échéances électorales législatives qui représentent une opportunité pour renouveler la représentation nationale et intégrer davantage les préoccupations de cette frange importante de la population algérienne.
Chokri Hafed

