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Hommages à la femme algérienne à l’occasion du 8 mars : De la lutte de libération aux défis d’aujourd’hui

Les plus hautes autorités du pays ont célébré dimanche la Journée internationale des femmes en saluant le parcours « militant et honorable » de la femme algérienne, depuis la guerre d’indépendance jusqu’à sa participation croissante aux responsabilités de l’État, avec près d’une magistrate sur deux et plus de 20.000 femmes dans la Sûreté nationale. L’Algérie a rendu un hommage appuyé à ses femmes ce 8 mars 2026, multipliant les cérémonies de distinction au sein de ses plus hautes institutions. Du Conseil de la Nation au ministère de l’Intérieur, en passant par celui de la Justice, responsables politiques et cadres de l’État ont convergé dans leur reconnaissance du rôle historique et contemporain de la femme algérienne dans la construction nationale. Au siège du Sénat, le président du Conseil de la Nation, Azouz Nasri, a présidé une cérémonie distinguant cadres, fonctionnaires, anciennes membres de l’institution et professionnelles des médias. Dans son allocution, il a affirmé que cette journée constituait « une occasion de rappeler le parcours militant de la femme algérienne, et ses contributions historiques dans le processus de libération et d’édification », soulignant qu’elle « a toujours été un exemple de sacrifice et de nationalisme ». Nasri a particulièrement insisté sur « les immenses sacrifices de la femme algérienne durant la Révolution nationale », rendant hommage aux martyres tombées pour l’indépendance.

Le président du Conseil de la Nation a également souligné les avancées récentes, affirmant que « la promotion du statut de la femme dans le processus de réforme et de développement initié par l’État algérien sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, vise à renforcer les valeurs de dignité humaine, d’égalité et d’équité ». Selon lui, l’Algérie « poursuit aujourd’hui les efforts pour la consolidation de la place de la femme et son autonomisation dans les différents domaines politique, économique et social », la femme étant devenue « une force active au sein de la société et un partenaire essentiel dans le processus d’édification et de développement national ». De son côté, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présidé samedi soir une cérémonie à l’École supérieure de Police Ali-Tounsi, distinguant moudjahidate, ministres, cadres supérieures de la Sûreté nationale et journalistes. Il a déclaré que « le 8 mars n’est pas seulement une date sur le calendrier, mais une étape symbolique mondiale pour rendre hommage à la femme et célébrer sa lutte et ses multiples contributions et apports dans divers domaines de la vie ». Sayoud a particulièrement mis en avant la présence féminine dans les institutions sécuritaires, révélant que le corps de la Sûreté nationale compte désormais 20.833 femmes « accomplissant leurs missions avec professionnalisme et compétence dans diverses spécialités sécuritaires et de leadership ». Le ministre a souligné que « la femme algérienne demeure un modèle d’héroïsme et de sacrifice, ayant écrit des pages lumineuses dans le parcours de libération et d’édification de l’État », saluant « toutes ces femmes pionnières qui ont fait la gloire de l’Algérie et ancré les valeurs de fidélité à la patrie ».

Selon lui, « la femme a su occuper des postes de responsabilité, contribuant avec efficacité et compétence au renforcement de la sécurité et au service de la société, parallèlement à son rôle fondamental dans la construction de la famille et l’ancrage des valeurs nationales ». Il a attribué ces progrès à « la vision judicieuse et au soutien continu qu’accorde le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à la femme algérienne, en ouvrant des horizons plus larges aux compétences féminines ». Au ministère de la Justice, le garde des Sceaux Lotfi Boudjemaa a également présidé dimanche une cérémonie distinguant magistrates et fonctionnaires de son secteur. Il a livré des chiffres révélateurs de la féminisation de l’institution judiciaire : « le taux des femmes magistrates au niveau national s’élève à 49,22 %, tandis que celui des femmes fonctionnaires du secteur de la justice est de 60,06 %, et un taux de 71,19 % de femmes fonctionnaires du greffe ». Ces statistiques reflètent, selon le ministère, « la contribution active de la femme au bon fonctionnement du service public de la justice, en tant que pilier essentiel du système judiciaire ». Ces célébrations traduisent la volonté affichée des autorités algériennes de valoriser le double héritage de la femme algérienne : celui de la combattante de la guerre de libération et celui de l’actrice contemporaine du développement national, occupant désormais des postes de haute responsabilité dans l’appareil d’État.

Chokri Hafed

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