Monde

Palestine occupée : Boughali condamne le verrouillage de la mosquée en plein Ramadhan

En ce mois de Ramadhan où des centaines de millions de musulmans à travers le monde cherchent à se recueillir dans les lieux saints de l’islam, la mosquée Al-Aqsa reste verrouillée par les forces d’occupation israéliennes. Une réalité que le président de l’Union parlementaire arabe et de l’Assemblée populaire nationale, Brahim Boughali, a vigoureusement condamnée dans un communiqué officiel, rejoignant un concert de voix internationales qui dénoncent une politique de plus en plus assumée d’étranglement spirituel du peuple palestinien. Dans sa déclaration, Boughali a exprimé son « inquiétude profonde et sa vive indignation face à la poursuite par les autorités d’occupation sioniste de la fermeture des portes de la Mosquée Al-Aqsa bénie, le noble sanctuaire de Jérusalem, aux fidèles musulmans, notamment durant le mois sacré de Ramadan ». Il a affirmé que ces pratiques « constituent une violation flagrante de la sacralité de ce mois béni et de la sainteté religieuse et historique de la mosquée Al-Aqsa, première des deux qiblas et troisième des deux harams, et blessent les sentiments de centaines de millions de musulmans à travers le monde ». Des mots forts, prononcés au nom d’une institution qui rassemble les parlements de vingt-deux nations arabes, et qui résonnent comme un appel à la mobilisation collective. Boughali est allé plus loin, qualifiant ces mesures d’« atteinte grave au statut historique et juridique établi à Jérusalem et à la mosquée Al-Aqsa bénie », mais aussi de « violation flagrante des règles du droit international et des résolutions de la légalité internationale », au premier rang desquelles celles qui affirment la nullité de toute mesure visant à modifier l’identité arabo-islamique et chrétienne de Jérusalem. Il a également réaffirmé que la mosquée Al-Aqsa, dans l’intégralité de son enceinte, est « un droit exclusif des musulmans » et que sa gestion religieuse et waqfienne relève « exclusivement » du département des Waqfs islamiques de Jérusalem, rattaché au ministère jordanien des Waqfs, conformément au statut historique et juridique en vigueur. L’Union parlementaire arabe a condamné « dans les termes les plus forts » la poursuite par les forces d’occupation de la fermeture des portes de la mosquée et l’empêchement des fidèles d’accomplir leurs prières, qualifiant cela d’« acte hostile et de provocation grave portant atteinte à la liberté de culte » et susceptible de « pousser la situation vers davantage de tensions et d’instabilité dans la région ». Boughali a averti que « la violation continue de la sacralité de la mosquée Al-Aqsa durant le mois de Ramadan constitue une provocation des sentiments des musulmans partout dans le monde et risque d’entraîner la région dans un embrasement à caractère religieux », tenant les autorités d’occupation « entièrement responsables de toutes les graves répercussions qui pourraient résulter de ces politiques ».

Ces condamnations interviennent dans un contexte international alarmant. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a lui aussi réaffirmé cette semaine que l’accès humanitaire à Ghaza « doit être sûr, durable et sans entrave », dénonçant les « graves souffrances » endurées par les Palestiniens face aux restrictions imposées à l’aide humanitaire et à l’expansion des colonies en Cisjordanie. « L’occupation doit prendre fin. Les droits inaliénables du peuple palestinien doivent être réalisés », a-t-il écrit, rappelant qu’« il n’existe pas d’alternative viable à la solution à deux États ».

L.S.

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *