1,6 million de comprimés psychotropes saisis : Quatre narcotrafiquants neutralisés par l’ANP à Tamanrasset
L’Armée nationale populaire a frappé fort dans l’extrême sud du pays. Dans la nuit du 15 au 16 mars, des détachements combinés ont tendu une embuscade meurtrière à Arak, neutralisant quatre narcotrafiquants lourdement armés et saisissant une cargaison massive de psychotropes. C’est un nouveau coup d’éclat dans la guerre sans merci que mène l’Algérie contre les réseaux criminels qui cherchent à transformer son territoire en couloir de transit pour les stupéfiants. Dans la localité d’Arak, au cœur de la wilaya de Tamanrasset, relevant de la 6e Région militaire, des éléments de l’ANP ont mis fin, cette nuit-là, aux agissements de quatre trafiquants armés qui ne reverront jamais le jour.
Le ministère de la Défense nationale a été on ne peut plus explicite dans son communiqué officiel : « Dans le cadre de la lutte menée par l’Armée nationale populaire contre les barons de la contrebande et contre les narcotrafiquants et dans la dynamique des efforts continus pour la sécurisation des frontières et de la lutte contre la contrebande et le crime organisé multiforme, des détachements combinés de l’ANP ont neutralisé dans la nuit d’hier, 15 mars 2026, quatre (04) narcotrafiquants armés et ont procédé à la récupération d’un (01) pistolet mitrailleur de type kalachnikov, (05) chargeurs ainsi que (02) véhicules tout-terrains, à leur bord un million six cent milles (1.600.000) comprimés psychotropes, (02) appareils de communication de type Thuraya et (04) téléphones portables. » Le chiffre donne le vertige et dit, mieux que tout discours, l’ampleur de la menace. Car c’est bien à la jeunesse algérienne que s’attaquent ces réseaux, comme le rappelle sans ambages le MDN : « Le bilan de cette opération vient s’ajouter à plusieurs autres opérations qualitatives menées quotidiennement par les détachements de l’ANP et les différents services de sécurité à travers le territoire national contre ces criminels, et ce, afin de garantir la sécurisation de notre bande frontalière, et mettre en échec toutes tentatives visant à porter atteinte à la sécurité de nos jeunes. »
L’Algérie se trouve aujourd’hui en première ligne d’une bataille qui dépasse largement ses seules frontières. À l’ouest, le Maroc demeure la principale source d’approvisionnement en kif traité et en psychotropes déversés vers le territoire national. Mais la menace vient désormais de tous les horizons. Au sud, le Sahel désintégré et la Libye en proie au chaos constituent des pépinières pour les organisations criminelles transnationales, qui exploitent l’immensité des espaces désertiques pour acheminer leur poison. Les réseaux de trafiquants, adossés à des groupes armés, disposent d’un armement de guerre — la kalachnikov récupérée cette nuit-là à Arak en est la preuve —, de véhicules tout-terrain et d’équipements de communication sophistiqués de type Thuraya, ces téléphones satellitaires prisés des milices et des contrebandiers pour leur capacité à opérer hors de toute couverture cellulaire.
Depuis le début de l’année 2026, l’ANP a déjà neutralisé neuf narcotrafiquants, dont cinq ressortissants marocains. Face à cette pression criminelle continue et multiforme, l’ANP répond par une posture offensive et permanente, multipliant les détachements combinés et les opérations nocturnes dans les zones frontalières. La tolérance zéro n’est pas un slogan : c’est une doctrine opérationnelle.
Malik Meziane

