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Approvisionnement en eau potable : Plusieurs départements mobilisés pour sécuriser l’été 2026

Deux réunions de coordination se sont tenues mardi à Alger, impliquant les ministères des Hydrocarbures, de l’Énergie et de l’Hydraulique, avec un objectif commun : garantir l’approvisionnement en eau potable à travers le pays, croisant les ressources du dessalement, des infrastructures hydrauliques traditionnelles et des outils numériques. La première rencontre s’est déroulée au siège du ministère des Hydrocarbures, sous la présidence du ministre d’État Mohamed Arkab, en présence d’Omar Bougueroua, secrétaire général du ministère de l’Hydraulique chargé de la gestion du secteur. Autour de la table également : le président-directeur général du groupe Sonatrach, les responsables de l’Algerian Energy Company (AEC) — filiale de Sonatrach chargée de l’exploitation des stations de dessalement —, ainsi que les dirigeants de la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL) et de l’Algérienne des eaux (ADE). Cette réunion de haut niveau a été consacrée, selon un communiqué du ministère des Hydrocarbures, à « l’examen des moyens de renforcer et de sécuriser l’approvisionnement en eau potable, que ce soit à partir de l’eau dessalée produite par les stations de dessalement ou des ressources hydriques conventionnelles ». Les discussions ont porté sur « l’état de préparation des infrastructures stratégiques de production, de stockage et de distribution d’eau potable », en insistant sur « la nécessité d’assurer la continuité du service public, notamment à l’approche du pic de consommation durant l’été 2026 ». En clair, il s’agit de coordonner, bien en amont, les flux d’eau dessalée produits par l’AEC avec les réseaux de distribution gérés par l’ADE et la SEAAL, pour éviter toute rupture d’approvisionnement dans les zones urbaines les plus peuplées et les plus exposées aux tensions estivales. Parallèlement, une seconde réunion se tenait au ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, présidée par le ministre Mourad Adjal. L’ordre du jour portait cette fois sur la dimension numérique de la gestion de l’eau, avec l’examen des conditions de généralisation de la solution informatique « SMSing » aux services du ministère de l’Hydraulique. Cette initiative s’inscrit dans le droit fil des « orientations du Premier ministre Sifi Ghrieb liées à la coopération entre les deux secteurs », précise le communiqué ministériel.

Développée et déployée par le groupe Sonelgaz dans le secteur de l’électricité et du gaz, cette plateforme numérique permet « l’échange des informations et la rapidité de leur traitement ». Le ministre Adjal a saisi l’occasion pour mettre en avant « l’expertise de son secteur, à travers Sonelgaz, dans le développement et la généralisation de l’utilisation d’applications et de solutions numériques », soulignant leur rôle dans « la facilitation de l’échange et du traitement des informations, tout en garantissant leur sécurité ». Il a également évoqué les compétences des experts de Sonelgaz « dans le domaine de la numérisation et du développement des systèmes d’information », présentant implicitement l’entreprise publique énergétique comme un réservoir de savoir-faire transférable au secteur hydraulique.

Ces deux réunions concomitantes traduisent une volonté de décloisonnement des administrations sectorielles face à un défi récurrent : la gestion des pointes de consommation en eau lors des mois de juillet et août, période durant laquelle la demande peut dépasser les capacités de distribution dans plusieurs wilayas. En mobilisant à la fois les infrastructures de dessalement de l’AEC, les opérateurs de distribution et les outils numériques de Sonelgaz, l’État entend construire une chaîne de réponse intégrée, de la production à l’acheminement jusqu’au robinet du consommateur.

Chokri Hafed

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