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Championnats d’Afrique de natation : L’Algérie survole les masters, Syoud en patron

Oran a vécu une semaine de grande natation africaine.  Au terme de la 17e édition du Championnat d’Afrique Open disputée au centre nautique du complexe Miloud-Hadefi, la sélection algérienne a terminé deuxième du classement général avec 27 médailles — 10 en or, 8 en argent et 9 en bronze — avant de s’adjuger le lendemain le trophée de la 2e édition du Championnat d’Afrique des Masters. Deux podiums en deux jours, dans deux catégories différentes, pour une natation algérienne qui confirme sa place de force continentale. Le bilan de la compétition seniors mérite qu’on s’y arrête. L’Égypte a décroché le titre avec 11 médailles d’or pour 23 au total, devançant l’Algérie au nombre de breloques dorées. Mais les chiffres globaux racontent une autre histoire : l’Afrique du Sud termine avec 32 médailles au compteur, dont 9 en or, et complète le podium. L’Algérie, elle, s’intercale entre les deux avec 10 titres continentaux et une régularité sur l’ensemble des épreuves qui ne doit rien au hasard.

La figure de cette édition a un nom : Jaouad Syoud. Le nageur algérien a dominé la compétition de bout en bout, s’adjugeant cinq médailles d’or et remportant le trophée de meilleur nageur de la 17e édition. Lors de la dernière journée, il a encore frappé fort, s’imposant sur le 200 m quatre nages en 2:01.18, puis au relais 4×100 m quatre nages. Une performance de bout en bout, qui installe définitivement Syoud comme la figure de proue de la natation algérienne. À ses côtés, Oussama Sahnoune a décroché l’argent sur le 200 m quatre nages, tandis que le relais 4×100 m quatre nages dames complétait le tableau avec une deuxième médaille d’argent lors de cette dernière journée.

Chez les juniors, l’Algérie a pris la troisième place, derrière l’Afrique du Sud et l’Égypte. Un résultat qui, dans un autre contexte, pourrait sembler en demi-teinte, mais qui prend un relief différent quand on observe le profil des nageurs engagés. Cette génération montante est surveillée de près par les techniciens algériens, qui voient dans ces championnats une rampe de lancement vers les échéances mondiales. Les Championnats du monde de Pékin sont programmés en décembre 2026, et les chronos réalisés à Oran serviront de référence dans les prochains mois de préparation.

Le lendemain de la finale seniors, le complexe Miloud-Hadefi a accueilli la clôture de la 2e édition du Championnat d’Afrique des Masters, ouverte aux nageurs de 25 ans et plus, répartis en neuf catégories d’âge. Une soixantaine de participants venus du continent avaient pris le départ. L’Algérie a terminé première, devant le Sénégal et l’Ouganda — un troisième trophée en quelques jours pour la natation algérienne sur ses terres.

L’organisation de l’événement dit quelque chose sur le chemin parcouru. Pour la première fois, cette édition du Championnat d’Afrique regroupait quatre catégories sous un même toit : seniors, juniors, masters et une épreuve interzones. Environ 450 nageurs représentant une quarantaine de pays africains ont fait le déplacement à Oran. Africa Aquatics a piloté la compétition en collaboration avec la Fédération algérienne des sports aquatiques et sous l’égide du ministère des Sports. Oran, qui avait déjà accueilli les Jeux méditerranéens en 2022, confirme sa vocation de ville des grands rendez-vous sportifs continentaux.

M. Dahleb

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