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Avec un potentiel et des atouts indéniables : Le tourisme connecté pour relancer la destination Algérie

La 18e édition des Journées internationales du marketing touristique s’est ouverte mercredi à Alger avec un constat partagé : le secteur a les ressources, mais doit moderniser sa façon de les vendre. Placée sous le thème « un tourisme connecté, durable et intelligent » et organisée sous le parrainage du ministère du Tourisme et de l’Artisanat, la rencontre réunit pendant deux jours experts, professionnels et responsables institutionnels autour des enjeux de la transformation numérique, du financement et du transport touristique.

Le directeur de l’investissement touristique au ministère, Ghlamallah Boukabous, a planté le décor d’entrée. Ces journées sont, selon lui, « un espace d’échange et de dialogue, offrant aux différents acteurs dans le secteur du tourisme l’opportunité pour débattre des stratégies nouvelles de promotion et de développement des destinations touristiques algériennes, tout en soulignant l’importance de la transformation numérique ». Un cadre qui tranche avec les rencontres institutionnelles classiques, où la photographie officielle tient souvent lieu de bilan.

Dans son exposé consacré aux opportunités d’investissement, Boukabous a rappelé les chiffres qui fondent l’ambition algérienne : plus de 1 147 sites touristiques recensés, 380 circuits, un parc hôtelier de 1 467 infrastructures représentant plus d’un million de lits. À quoi s’ajoutent 655 projets hôteliers en cours de réalisation, pour une capacité supplémentaire de quelque 80 000 lits. Le secteur est présenté comme « un catalyseur de richesses et d’opportunités de travail » — formule convenue, mais chiffres réels.

Le directeur général de l’Office national du tourisme (ONT), Abdelhamid Ouari, a pour sa part insisté sur la nécessité d’un marketing plus offensif. Son organisme poursuit, dit-il, la mise en œuvre de programmes de promotion du pays en tant que destination, ce qui exige « de porter un plus grand intérêt au marketing touristique et à l’échange d’idées et d’expertises entre les différents acteurs du secteur ». L’objectif reste d’attirer touristes nationaux et étrangers en valorisant mieux des atouts qui, souvent, restent méconnus au-delà des frontières.

La question est précisément là. L’Algérie dispose d’un potentiel documenté — désert saharien, sites antiques, littoral méditerranéen, artisanat vivant — mais sa visibilité internationale demeure faible face à des voisins comme le Maroc ou la Tunisie, qui ont misé depuis longtemps sur une communication ciblée et des partenariats avec les opérateurs internationaux. Ce retard à combler, c’est au fond ce qui justifie l’existence même de ces journées.

Les travaux se poursuivent jusqu’à jeudi, avec des sessions consacrées aux techniques modernes de promotion, aux mécanismes de financement du secteur et aux conditions de transport — un maillon souvent négligé, et pourtant déterminant pour la compétitivité d’une destination.

Samir Benisid

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