Tebboune aux étudiants : « Vous êtes les dignes héritiers »
À l’occasion du 70e anniversaire de la Journée nationale de l’étudiant, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a adressé lundi un message à la communauté universitaire, mêlant hommage aux étudiants de 1956 et appel à inscrire la jeunesse d’aujourd’hui dans la continuité de leurs sacrifices.
Le 19 mai 1956 reste une date de référence dans la mémoire nationale. Ce jour-là, des centaines d’étudiants algériens, formés dans les universités du pays et de l’étranger, avaient abandonné leurs études pour rejoindre les rangs de l’Armée de libération nationale. 70 ans plus tard, c’est à cette génération que le président de la République a d’abord rendu hommage dans son message annuel aux étudiants. « Ces étudiants, issus de l’Algérie en lutte à l’époque, appartenaient, dans le contexte historique d’alors, à des familles aisées, mais qui, par leur noblesse d’âme, ont choisi la liberté et la dignité avant le statut social et les privilèges, ce qui leur a valu gloire et éternité », a écrit Tebboune.
Le président de la République a renouvelé l’expression de fierté envers les jeunes étudiants dans les amphithéâtres des universités, des instituts et des écoles supérieures et envers toutes les composantes de la famille de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, qui « œuvrent à promouvoir la qualité de l’enseignement et de la formation, à développer la recherche scientifique et à relier la production scientifique et cognitive de l’université à l’activité économique et à la vie publique ». « Le peuple algérien, fier de vous, jeunesse de la nation, et de votre fidélité aux sacrifices inscrits dans l’histoire comme des repères pour les générations successives, se remémore à chaque étape historique les hauts faits dont il puise honneur et dignité ». Le chef de l’État a ensuite établi le lien entre cette mémoire et la responsabilité de la jeunesse universitaire actuelle. « Ils demeurent éternels par leur mémoire sans cesse renouvelée. Et vous en êtes aujourd’hui les dignes héritiers », a-t-il affirmé, avant d’évoquer concrètement les investissements consentis par l’État dans le secteur : écoles supérieures spécialisées, pôles universitaires intégrés, financement renforcé de la recherche scientifique et soutien à l’innovation. Des réalisations présentées comme autant de preuves de « la volonté de l’État d’investir dans ce secteur, d’en assurer la pérennité et d’intégrer l’université dans une économie productive moderne ».
Tebboune a également adressé un satisfecit aux enseignants et encadrants, saluant ceux qui « œuvrent à promouvoir la qualité de l’enseignement et de la formation, à développer la recherche scientifique et à relier la production scientifique et cognitive de l’université à l’activité économique et à la vie publique ». ce qui traduit une ligne constante : faire de l’université un instrument au service du développement national, et non une institution coupée de l’économie réelle.
Sur le fond politique, le message ne laisse guère de place à l’ambiguïté. Le président de la Rpublique s’est dit « convaincu que les étudiants et les jeunes mesurent l’importance des réformes qu’a connues le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, mais aussi les avancées accomplies par leur pays dans d’autres secteurs, par fidélité au serment envers le vaillant peuple algérien et les valeureux martyrs ».
Samir Benisid

