Bac 2026 : 877.000 candidats face au test de vérité
Ce dimanche, à 8 heures du matin, les portes de 2.973 centres d’examen se fermeront sur 876.171 candidats au baccalauréat session 2026. Cinq jours d’épreuves, un dispositif mobilisant plus de 227.000 encadrants à travers tout le pays, et une seule consigne martelée depuis des semaines : laisser le téléphone à l’entrée.
Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Sadaoui, donnera le coup d’envoi officiel depuis le lycée Colonel-Amirouche, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Les épreuves s’étalent jusqu’au 11 juin, réparties entre sessions du matin et de l’après-midi dans des centres répartis sur l’ensemble du territoire national. Le ministère a procédé à quelques ajustements horaires cette année : les centres ouvrent désormais à 7h15 pour la matinée, au lieu de 7h30, et à 13h45 pour la session de l’après-midi, au lieu de 14h00. Un quart d’heure gagné à l’entrée pour fluidifier l’accueil et éviter les bousculades de dernière minute. En aval, 18 centres de compostage et 98 centres de correction ont été mis en place, avec un encadrement de 52.044 personnes dont 48.304 enseignants.
Zéro tolérance pour la triche
La question de l’intégrité des épreuves a occupé une large place dans la préparation. Mercredi dernier, Sadaoui a réuni par visioconférence les chefs de centres d’examen des 58 wilayas pour leur rappeler leurs responsabilités. Le message était clair : zéro téléphone dans les salles, pour les candidats comme pour les encadrants. « Aucun laxisme n’est toléré », a-t-il déclaré, ajoutant que les dispositions légales contre la triche et la diffusion des sujets via les réseaux sociaux seraient appliquées sans exception.
Sur ce point, le ministère a investi dans la numérisation de l’ensemble du processus, de l’enregistrement des candidats à la publication des résultats, avec un protocole sécuritaire associant les services compétents. Les caméras de surveillance devaient être vérifiées et opérationnelles avant l’ouverture des centres. Concernant les sujets eux-mêmes, le ministre a tenu à rassurer sans pour autant dévoiler. L’équipe chargée de leur préparation et de leur impression a été, selon ses termes, « sélectionnée avec le plus grand soin » et travaillait en isolement depuis fin avril. Les questions porteront sur le programme annuel effectivement dispensé tout au long de l’année. Sadaoui a précisé que les inspecteurs ont veillé à « élaborer des sujets adaptés aux différents niveaux », de façon à permettre aux élèves assidus d’y répondre.
Un dispositif particulier a été prévu pour les candidats hospitalisés : des centres d’examen leur seront aménagés au sein des établissements de santé où ils sont pris en charge. Le ministère a également salué la mobilisation des autres institutions de l’État qui ont mis locaux et services à disposition des candidats pendant les intervalles entre les épreuves.
Quelque 876.171 candidats entament donc cette semaine l’une des étapes les plus décisives de leur scolarité.
Lyna Larbi

