Après les législatives du 2 juillet : FFS et Ennahda font leur diagnostic
Deux formations politiques, le Front des forces socialistes (FFS) et le Mouvement Ennahda, ont tenu samedi des rencontres distinctes consacrées au bilan de leur participation aux élections législatives du 2 juillet dernier, dans une dynamique de mobilisation partisane qui se poursuit à travers plusieurs wilayas du pays. À Bejaia, le Premier secrétaire national du FFS, Youcef Aouchiche, a présidé une rencontre avec les élus et militants du parti, consacrée à l’évaluation des résultats du scrutin, à l’issue duquel la formation a obtenu 12 sièges à l’Assemblée populaire nationale (APN). M. Aouchiche a précisé que ce travail d’évaluation « doit se faire dans la perspective des prochaines élections locales ». La rencontre a également permis de préparer les activités du parti pour la commémoration du double anniversaire des Offensives du Nord-Constantinois et du Congrès de la Soummam, prévue le 20 août. Cette étape s’inscrit dans une tournée engagée par le FFS, qui avait déjà organisé des rencontres similaires à Sétif, Boumerdès et Bouira, d’autres rendez-vous étant annoncés dans plusieurs wilayas. À Alger, le secrétaire général du Mouvement Ennahda, Mohamed Douibi, a ouvert les travaux de la Commission nationale du parti chargée des élections en insistant sur « l’importance de la complémentarité entre les pouvoirs législatif et exécutif pour servir l’intérêt national ». Il a rappelé que l’objectif de la participation du parti au scrutin du 2 juillet était de « relancer l’action parlementaire et de faire de l’Assemblée populaire nationale une tribune pour transmettre les préoccupations du citoyen en vue de leur prise en charge ». M. Douibi a par ailleurs salué les réformes engagées par le ministère de l’Éducation nationale, notamment l’ouverture à l’enseignement de l’anglais, qu’il a qualifiée de « choix servant l’intérêt des générations futures ». Il a enfin plaidé pour « l’instauration d’un dialogue national avec les partis politiques », en concrétisation de l’appel lancé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, souhaitant que les conclusions de ce dialogue « définissent les priorités de la prochaine étape et prennent en charge les préoccupations du citoyen ».
R.N.

