Actualité

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA se penche sur la feuille de route : Faire taire les armes en Afrique

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) se réunit mercredi à Addis-Abeba pour examiner les « Progrès accomplis dans la mise en œuvre de la feuille de route pour faire taire les armes en Afrique : revitalisation », dans un contexte marqué par des défis persistants pour la paix et la sécurité sur le continent. La session sera ouverte par l’ambassadeur et représentant permanent de l’Algérie auprès de l’UA, Mohamed Khaled, qui préside le CPS pour le mois d’août. Le commissaire de l’UA aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité, Bankole Adeoye, doit y prononcer une déclaration, tandis que le Haut Représentant de l’organisation panafricaine pour la paix et la sécurité, Mohamed Ibn Chambas, présentera un exposé sur le point inscrit à l’ordre du jour. Cette initiative « Faire taire les armes » trouve son origine dans la feuille de route principale de Lusaka, adoptée en 2016, qui a posé un cadre pour s’attaquer aux causes profondes des conflits autour de cinq domaines interdépendants : la gouvernance politique, le développement économique, la cohésion sociale, la durabilité environnementale, ainsi que la paix et la sécurité. C’est pour traduire cette vision en mesures concrètes que le CPS a élaboré la feuille de route principale de l’UA pour des mesures pratiques, entérinée par la 29e session ordinaire de l’Assemblée de l’UA en janvier 2017. Elle met l’accent sur le renforcement des mécanismes de prévention et de résolution des conflits, la reconstruction post-conflit, la prise en compte des facteurs de gouvernance à l’origine des conflits, ainsi que la lutte contre la prolifération des armes illicites. La réunion de mercredi s’inscrit dans le prolongement de la précédente session du Conseil, qui avait demandé au Haut Représentant de l’UA de présenter un compte rendu régulier au moins tous les deux ans, et permettra de dresser un état des lieux de la mise en œuvre de l’initiative. Elle intervient alors qu’un Sommet extraordinaire de l’UA sur le renforcement des mécanismes de prévention et de résolution des conflits doit se tenir ce mois-ci à Luanda, offrant l’occasion de relier l’évaluation du groupe de transition du sud à la révision plus large de l’architecture africaine de paix et de sécurité, et d’orienter les délibérations du Sommet vers « des mesures concrètes, mesurables et assorties d’échéances précises pour combler les lacunes de mise en œuvre ». Le Conseil devrait ainsi souligner la nécessité d’une mise en œuvre « revitalisée et plus efficace » de la Feuille de route, en insistant sur l’identification des lacunes politiques, institutionnelles et opérationnelles qui en ont freiné l’application, à commencer par le décalage persistant entre alerte précoce et action rapide. Il pourrait également appeler au renforcement des capacités de diplomatie préventive et de médiation de l’UA, à l’adaptation des approches de prévention aux mutations des conflits armés, ainsi qu’à une meilleure coordination entre l’UA, les communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux, dans un souci de consolidation de l’appropriation africaine des processus de paix. La session devrait s’achever par l’adoption d’un communiqué reprenant les conclusions et recommandations du Conseil sur ce dossier.

R.N.

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *