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Jeux africains universitaires : Saïd Amiri sur le toit de l’Afrique

L’athlète algérien Saïd Amiri a décroché lundi la médaille d’or du 10 000 mètres aux Jeux africains universitaires du Caire, quelques semaines seulement après avoir déjà conquis l’or méditerranéen à Tarente, portant à deux le nombre de titres majeurs glanés cette saison par le fondeur algérien.

Le stade du Caire a été le théâtre d’une nouvelle démonstration de force du demi-fondeur algérien Saïd Amiri, auteur d’une victoire éclatante dans l’épreuve du 10 000 mètres masculin, disputée dans le cadre des Jeux africains universitaires actuellement en cours en Egypte. Etudiant en sciences et techniques des activités physiques et sportives, l’athlète algérien a longtemps observé ses adversaires avant de frapper au moment opportun, dans une course où la prudence et les calculs tactiques ont dominé jusqu’aux derniers hectomètres. C’est finalement dans la ligne droite finale qu’Amiri a fait parler sa pointe de vitesse, laissant sur place ses poursuivants pour s’adjuger le titre en 30 minutes et 23 secondes. Le Sud-Africain Vimelo Ntwe a dû se contenter de la deuxième place, bouclé en 30 min 30 sec 07, tandis que le Kényan Isaac Keriago complétait le podium en 31 min 00 sec 87, concédant plus d’une trentaine de secondes au nouveau champion africain universitaire.

Placé sous la houlette de son entraîneur Abdellah Mahour Bacha, l’athlète algérien confirme par ce sacre une saison qui restera comme l’une des plus abouties de sa jeune carrière. Il faut dire que ce titre continental intervient dans le prolongement direct d’un autre exploit, celui réalisé récemment aux Jeux méditerranéens de Tarente, en Italie, où Amiri s’était déjà paré d’or sur la même distance. Deux podiums, deux sommets différents, une même constance qui pousse aujourd’hui les observateurs de la discipline à voir en lui l’un des espoirs les plus solides de l’athlétisme algérien pour les prochaines échéances internationales.

Au-delà de la performance individuelle d’Amiri, ces Jeux africains universitaires du Caire tournent globalement à l’avantage de la délégation algérienne, qui multiplie les places d’honneur dans plusieurs disciplines. En natation, les nageurs algériens ont notamment amassé une moisson conséquente de dix médailles d’or, complétée par neuf en argent et onze en bronze, confirmant la bonne santé de cette discipline chez les universitaires du pays. Le badminton n’est pas en reste, avec deux titres et deux médailles d’argent au compteur de la sélection nationale.

Sur les tapis, la lutte algérienne a elle aussi tiré son épingle du jeu, décrochant quatre médailles d’or, une en argent et trois en bronze, quand le taekwondo affiche pour sa part un bilan de trois titres, deux médailles d’argent et deux en bronze. Mais c’est sans doute le judo qui a livré la performance la plus spectaculaire de cette campagne égyptienne, la sélection algérienne y ayant achevé sa participation avec pas moins de dix-neuf médailles au total, réparties entre sept en or, sept en argent et cinq en bronze, un rendement qui témoigne de la profondeur de banc dont dispose la discipline chez les universitaires algériens.

M. Dahleb

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