Le rythme d’inflation annuel s’établit à 3,1 % : Les prix reculent en juillet
Selon l’ONS, l’inflation annuelle s’établit à 3,1 % et les prix ont reculé de 0,8 % en juillet à Alger. Fruits et poisson tirent l’indice vers le bas, dans un mouvement qui s’est calmé depuis le bond de mars.
Le rythme d’inflation annuel ressort à 3,1 % sur la période août 2025-juillet 2026, selon l’Office national des statistiques (ONS), tandis que les prix à la consommation ont reculé de près de 0,8 % en juillet à Alger par rapport à juin, et de 0,6 % à l’échelle nationale. Un répit mensuel qui vient conforter l’accalmie observée depuis le printemps. Sur douze mois, l’évolution des prix à la consommation à 7,2 % dans la capitale et à 6,7 % au niveau national. Sur les sept premiers mois de l’année, la hausse moyenne par rapport à la même période de 2025 est de 5,5 % à Alger et de 5,4 % à l’échelle du pays. Le mouvement s’est nettement calmé depuis le bond de mars, où les prix avaient progressé de 3,5 % et d’avril à juillet, les variations mensuelles n’ont plus dépassé 0,5 % à Alger.
Concrètement, l’indice brut des prix d’Alger s’établit à 303,56 points (base 100 en 2001), contre 306,07 en mai, son plus haut niveau de la période, 305,89 en juin et 283,31 en juillet 2025. Corrigé des variations saisonnières, l’indice général n’enregistre qu’une hausse de 0,2 % par rapport à juin, passant de 305,89 à 306,41 points, signe d’une évolution maîtrisée.
Ce repli tient d’abord au panier alimentaire, dont les prix ont baissé de 1,7 % à Alger, après un recul de 0,3 % un mois plus tôt. Les produits agricoles frais ont cédé près de 2,9 %, entraînés par la chute des fruits (-27,6 %) et du poisson frais (-11,9 %). Sur les étals, la sardine s’est vendue en moyenne 841 DA le kilo, soit près de 17 % de moins qu’en juin, la pomme verte 743 DA (-19,3 %), la tomate 104,5 DA (-7,7 %) et le poulet entier 357 DA (-2,1 %). Pour les produits alimentaires industriels, l’ONS parle d’« une relative stabilité » car lait, huiles, sucre et café n’ont pas bougé. Les services ont eux aussi reculé de 0,6 %, tandis que les biens manufacturés n’ont progressé que de 0,2 %. Le groupe « Éducation, culture, loisirs » cède 2,6 % sur le mois, alors que le logement, la santé et les transports restent quasiment stables. Sur un an, les biens alimentaires affichent +6,9 %, les produits manufacturés +9,5 % et les services +1,4 % seulement.
Quelques postes méritent néanmoins d’être suivis. Sur le mois, les légumes frais ont pris 8,3 % et les œufs 12,4 %, mais l’œuf, à 16,6 DA l’unité, reste 4 % moins cher qu’il y a un an. Sur douze mois, la viande et les abats de mouton progressent de 19,3 % et la pomme de terre de 43,7 %, celle-ci ayant toutefois reculé de 5,1 % en juillet. Le mouton, à 3 000 DA le kilo, est stable sur le mois mais 20 % plus cher qu’en juillet 2025. À l’inverse, le pain et les céréales, socle du panier alimentaire, baissent de 0,9 %, et les dattes deglet-nour, à 837,5 DA le kilo, reculent de 3,5 %. Au niveau national, les prix alimentaires ont baissé de 1,2 % en juillet confirmant que le reflux ne se limite donc pas à la capitale. L’indice général national, à 322,93 points, suit d’ailleurs la même pente que celui d’Alger.
Sabrina Aziouez

