Guichet unique : Tebboune met la dernière touche
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé mercredi une réunion de travail pour boucler le décret présidentiel relatif au guichet unique de l’investissement, à une semaine de la date butoir de fin septembre qu’il avait lui-même fixée. Le communiqué de la Présidence indique que la rencontre était « consacrée à la finalisation du décret présidentiel relatif au guichet unique et à son entrée en service ». Elle doit permettre, selon le texte, « d’imprimer une nouvelle dynamique à l’investissement, à travers la simplification de ses procédures et le renforcement du climat des affaires ».
Le rendez-vous s’inscrit dans un suivi rapproché. Le 9 septembre déjà, le chef de l’État avait donné des instructions fermes pour une mise en service effective du guichet avant la fin du mois, en ordonnant en parallèle le lancement immédiat d’un recensement général du foncier industriel. Il avait aussi demandé d’accélérer la numérisation de toutes les opérations d’investissement, en coordination avec les Impôts, le Domaine national et les Douanes. Autour de lui siégeaient alors le Premier ministre, le ministre des Finances, ceux de l’Industrie, du Commerce extérieur, de l’Agriculture et du Commerce intérieur, ainsi que la haut-commissaire à la Numérisation et les directeurs généraux des Douanes et de l’AAPI.
L’enjeu dépasse la simple formalité administrative. Pensé pour centraliser l’ensemble des démarches, le guichet doit réduire les délais de validation et offrir davantage de garanties aux porteurs de projets, algériens comme étrangers. Le chantier institutionnel a été ouvert au printemps. Un décret exécutif du 14 avril 2026, publié au Journal officiel le 28 avril, a réorganisé de fond en comble l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, dont le Premier ministre Sifi Ghrieb a ensuite installé le conseil d’administration.
Il y a plus d’un an, le président Tebboune annonçait devant des opérateurs la création d’un guichet unique dans deux ou trois mois, estimant que l’AAPI assumait des charges supérieures à ses capacités. Il mettait alors en avant 13.712 projets lancés, représentant 6000 milliards de dinars et 350.000 emplois créés.
Salim Amokrane

