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Conflit au Moyen-Orient : Poutine transmet à Trump la vision de l’Iran sur une possible issue

Le président russe Vladimir Poutine a transmis à son homologue américain Donald Trump la vision de l’Iran sur une possible issue au conflit, avec l’accord du président iranien Massoud Pezeshkian, a indiqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Selon lui, M. Poutine a rencontré à deux reprises M. Pezeshkian en marge d’un sommet au Turkménistan et l’a informé, lors de l’un de ces échanges, de l’entretien téléphonique prévu avec M. Trump. Cet entretien, tenu vendredi, a duré plus longtemps que le précédent, selon l’agence russe TASS.

Alors que le conflit opposant les États-Unis et l’entité sioniste à l’Iran entre dans son huitième mois, les positions restent éloignées. Dans un entretien à Reuters, le vice-président américain JD Vance a estimé que l’Iran devait réduire sensiblement sa capacité d’enrichissement d’uranium, s’interrogeant sur l’utilité d’un combustible enrichi à 60 % si Téhéran ne cherche pas à se doter de l’arme nucléaire. Le secrétaire d’État Marco Rubio a toutefois répété que l’Iran ne pouvait posséder d’arme nucléaire, et M. Trump a averti que la guerre se terminerait « doucement ou violemment ».

À Téhéran, M. Pezeshkian a jugé les négociations avec Washington « futiles », affirmant que les États-Unis avaient attaqué son pays à trois reprises après des pourparlers, selon l’agence IRNA. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a néanmoins déclaré le 4 octobre que seules des négociations fondées sur la justice et l’équité pouvaient mettre fin au conflit.

Selon Al Jazeera, la dernière proposition iranienne s’appuie sur le mémorandum d’accord du 17 juin, qui avait brièvement apaisé les tensions avant de s’effondrer. Elle prévoit l’arrêt des combats sur tous les fronts, y compris au Liban, la levée du blocus naval et des sanctions pétrolières américaines, le déblocage des avoirs gelés et la réouverture du détroit d’Ormuz après sept jours, le dossier nucléaire n’étant abordé qu’ensuite. Simon Mabon, professeur à l’université de Lancaster, estime que l’enrichissement n’est pas le principal point de blocage pour Téhéran, davantage préoccupé par le blocus, les sanctions et les avoirs gelés.

R.I.

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